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Zoom sur Mr Anthony Nkinzo, nouveau directeur de cabinet du Président de la République
Le Président de la République Felix Tshisekedi vient de nommer son nouveau directeur de cabinet. Il s’agit de monsieur Anthony Nkinzo Kamole.
L’ordonnance présidentielle portant sa nomination a été lue ce jeudi 13 juin, à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), par la porte-parole du chef de l’État, Tina Salama
Il remplace à ce poste monsieur Guylain Nyembo devenu membre du gouvernement.
Bien avant, Anthony Nkinzo Kamole était Directeur Général de l’Agence Nationale pour la Promotion des Investissements de la République Démocratique du Congo (ANAPI), et depuis juin 2022 Président du Réseau International des Agences Francophones de Promotion des Investissements (RIAFPI).
Mr Nkinzo a occupé le poste de Associates Partner en charge du volet Juridique et Fiscal au sein du cabinet ABN Nzailu de Février 2017 à Juillet 2017.
De Janvier 2015 à Décembre 2016 et de Septembre 2012 à Décembre 2014, il a successivement occupé les postes de Directeur de cabinet au Ministère du Porte feuille et de Directeur du cabinet à la Vice- Primature du Ministère du Budget.
Antony Nkinzo a évolué comme Tax et Legal Manager au sein du Cabinet PricewaterhouseCoopers en RDC d‘ avril 2012 à juin 2014 en charge du conseil juridique et de l’évaluation fiscale pour les clients multinationaux et locaux ; de Février 2007 à Février 2012 comme Human Ressources Business Partners chez Nestlé Congo SPRL où il a mis en œuvre les politiques internes de Nestlé conformément à la réglementation locale du travail en RDC.
Pendant 4 ans, il a également exercé les fonctions d’agent verificateur de recouvrements à La Direction Générale des Impôts (DGI RDC) de Décembre 2000 à Février 2004.
Mr Nkinzo possède une Certification en études supérieures approfondies sur le Management Général Avancé de l’Université HEC Paris (France) 2014. Il est licencié en Droit, option Droit Public International de l’Université de Kinshasa, (promotion 1999 à 2000) après son passage à l’Université Catholique de Bukavu d’où il est gradué.
Willy Theway/ CONGOPROFOND.NET
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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
