Sécurité
Nord-Kivu : Des ADF signalés dans le secteur de Bapere à Lubero
Après leur forfait dans le territoire de Beni, les rebelles ougandais des ADF MTM sont signalés dans le village de Mokele, en secteur Bapere, en territoire de Lubero au Nord-Kivu.
Une alerte faite par le chef de secteur de Bapere, MACAIRE SIVIKUNULA MWENDIVWA, dans un communiqué publié ce mercredi 12 juin 2024. Selon ce document, l’ennemi a traversé, ce mardi 11 juin 2024, la rivière BIEN et se retrouve en ce moment dans le village Mokele.

Selon le même communiqué, l’ennemi est entrain d’avancer vers le « camp » des déplacés de guerre se trouvant à KAMBAU, toujours en territoire de Lubero. Ce village, rappelle-t-on, compte plus de 5000 déplacés dont des femmes, des enfants et des vieillards ayant besoin d’une assistance d’urgence.
Signalons que plus de 120 personnes ont été tuées dans le territoire de Beni la semaine dernière par les rebelles ougandais ADF MTM. Cependant, le gouvernement congolais, dans son communiqué, n’avait reconnu que 41 décès.
Gerlance Sengi/CONGOPROFOND.NET
Sécurité
Parc de Virunga : les éco-gardes pris pour cible, l’ACEDH dénonce un massacre répété
L’Alerte congolaise pour l’Environnement et les Droits de l’Homme (ACEDH) dit être profondément affectée par les récentes attaques armées visant les acteurs de la conservation dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon l’organisation, la dernière attaque s’est produite le 21 mai 2026 à Kamuhoro, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc national des Virunga. Des hommes armés non identifiés ont tué deux éco-gardes, identifiés comme KASEREKA BARAKA VALIYA TIRE et MUNGU AKONKWA MIHIGO Jacques, tous engagés dans la protection de la biodiversité.
L’ACEDH indique que cette attaque intervient quelques jours après d’autres violences enregistrées depuis le 19 mai 2026 dans les zones de Kyavinyonge et autour du lac Édouard, où des biens de citoyens et de défenseurs de l’environnement auraient également été pris pour cible.
Face à cette situation, l’organisation condamne fermement ces actes et présente ses condoléances aux familles des victimes ainsi qu’à la communauté des agents de conservation. Elle exprime également sa solidarité avec les personnes ayant subi des menaces et des destructions de biens.
L’ACEDH appelle à une mobilisation nationale et internationale pour renforcer la protection des acteurs de la conservation en RDC. Elle demande un meilleur accès à la sécurité et à la justice pour ces agents, estimant que les risques qu’ils encourent sont devenus très élevés.
L’organisation s’inquiète également de ce qu’elle qualifie d’instrumentalisation de la violence par certains acteurs politiques et sociaux, ce qui aggrave les tensions et met en danger les communautés locales. Elle rappelle que les éco-gardes proviennent souvent de ces mêmes communautés.
L’ACEDH affirme que depuis janvier 2026, neuf agents de conservation ont été tués en République démocratique du Congo dans l’exercice de leurs fonctions, dont sept dans le parc national de l’Upemba, sans que des enquêtes judiciaires aboutissent à des procès.
Elle appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes sérieuses afin d’identifier les auteurs de ces attaques et de renforcer la sécurité dans les aires protégées.
Enfin, l’ACEDH réaffirme son soutien aux efforts de protection du Parc national des Virunga et des autres zones protégées du pays, ainsi qu’à tous ceux qui œuvrent pour la défense de la biodiversité.
Désiré Rex Owamba
