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Politique

Entre attentes et réalités politiques – L’énigme de l’Union Sacrée pour la Nation

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La récente rencontre des membres du présidium de l’Union Sacrée pour la Nation sans la Première Ministre Judith Tuluka a suscité un regain de désespoir dans les cercles politiques de la RD Congo. Après la nomination d’une nouvelle cheffe du gouvernement, le peuple s’attendait à autre chose que ces messes noires qui présagent le refus de tourner la page pour la gestion de la république.

Cependant, la non-publication du gouvernement soulève des interrogations légitimes sur les coulisses du pouvoir. Quels jeux d’influence et quels intérêts se cachent derrière les retards et les obstacles à la formation du gouvernement ? C’est là que l’irresponsabilité de ce présidium qui s’apparente plus à un groupe maffieux qu’à autre chose interpelle.

La situation de la RD Congo contraste fortement avec le processus politique plus fluide observé dans d’autres pays comme le Sénégal, mettant en lumière une temporalité propre à cette république qui se comporte comme une nation exceptionnelle souvent émaillée de complexités et de lenteurs. Presque six mois que la nation stagne autour des discussions partisanes et de positionnements individuels.

Il est difficile de ne pas remarquer l’ombre des intérêts personnels des acteurs politiques qui semblent primer sur l’intérêt collectif. Les éléphants politiques, prêts à tout pour assurer leur prééminence, contribuent à maintenir un statu quo préjudiciable au bien-être de la population. Et ce, dans l’insouciance des répercussions et surtout dans l’indifférence des souffrances du peuple.

Cette culture politique, axée sur la préservation des intérêts individuels au détriment du bien-être collectif, souligne un défi majeur pour la démocratie congolaise. L’occupation des pans entiers de nos territoires par les armées étrangères ne semble même pas les persuader de modifier la cadence de la lenteur qu’ils imposent au pays.

Dans ce contexte complexe et parfois opaque, il est impératif que la transparence, la responsabilité et l’engagement envers le bien commun prévalent sur les intérêts personnels. Seule une gouvernance fondée sur l’intégrité et la volonté de servir la nation dans son ensemble permettra à la RD Congo de surmonter les défis actuels et de progresser vers un avenir plus juste et prospère pour tous ses citoyens.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Nord-Kivu : Le BUREC dénonce les querelles politiques autour du gouverneur militaire

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Le Bloc Uni pour la Renaissance et l’Émergence du Congo, BUREC, à travers son inter-fédération du Nord-Kivu, a publié ce 24 mai 2026 à Beni une déclaration politique sur la situation sécuritaire qui prévaut dans la province. Dans ce document, les cadres et militants du parti affirment suivre « avec attention les situations politique et sécuritaire » dans le Nord-Kivu.

Face à la détérioration persistante de la situation sécuritaire, le BUREC/Nord-Kivu a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au président Félix Tshisekedi ainsi qu’au gouverneur militaire du Nord-Kivu, Somo Kakule Evariste. Le parti salue notamment « les efforts consentis dans la recherche de la paix, la restauration de l’autorité de l’État et le développement ».

Dans la même déclaration, le BUREC recommande  « le renforcement et l’intensification des opérations militaires contre l’AFC/M23, les ADF et les autres groupes armés réfractaires au P-DDRCS ». Cette formation politique estime que les offensives militaires doivent être renforcées afin de faire face à l’insécurité persistante dans plusieurs zones du Nord-Kivu.

Le parti a également condamné « les sorties médiatiques de certains politiciens et leaders d’opinion qui s’opposent à la gouvernance actuelle de la province ». Selon le BUREC, l’Union sacrée de la Nation au Nord-Kivu « n’a jamais été saisie d’une démarche pour laquelle le Gouverneur militaire aurait constitué une obstruction à un acteur politique, de surcroît un élu ».

Réaffirmant son appartenance à l’Union sacrée de la Nation, le BUREC/Nord-Kivu dit renouveler « avec force son soutien indéfectible à la gouvernance de la province du Nord-Kivu sous l’égide du Général-Major Somo Kakule Evariste, émanation de la volonté du Chef de l’État ».

Cette formation politique appelle par ailleurs les acteurs politiques à éviter d’impliquer l’armée dans les débats politiques. Le document rappelle que « l’armée est apolitique » et estime que le général-major Somo Kakule Evariste « devrait être épargné des querelles politiciennes afin de mieux se concentrer sur sa mission ».

Cette déclaration a été signée à Beni dans un contexte marqué par la poursuite des affrontements entre les forces gouvernementales et plusieurs groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment l’AFC/M23 et les ADF.

Franck Kaky

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