Analyses et points de vue
Le pacte de Gombé : Un regard objectif sur l’état des routes et des infrastructures dans le Haut-Uélé
Au cœur du Haut-Uélé, la promesse de progrès s’est fracassée sur l’autel de l’ambition familiale incarnée par le « pacte de Gombé ». Ce deal semble être la bouée d’espoir pour les deux politiques affairistes qui promettent des infrastructures en souffrance. Cependant, un examen attentif révèle une réalité bien différente, en particulier lorsqu’il s’agit de l’alphaltage des routes, symbole tangible du développement d’une province.
Les routes, artères vitales de toute communauté, restent le baromètre privilégié pour évaluer l’engagement d’un leadership envers son peuple. Dans le Haut-Uélé, cependant, les cicatrices du manque d’investissement et de planification adéquate sont flagrantes. Les promesses de rénovation et d’amélioration des voies de communication sont restées lettre morte, laissant les habitants piégés dans un réseau routier délabré et inadéquat.
Pour les citoyens ordinaires qui voient leurs déplacements quotidiens entravés par des routes défoncées, l’absence d’actions concrètes par le duo du Pacte de Gombé résonne comme une trahison de leur confiance. Loin des discours enflammés et des promesses enjolivées, la réalité du terrain peint un tableau bien plus sombre.
Ainsi, pour ceux qui chérissent le Haut-Uélé et aspirent à son essor, la simple observation de l’état déplorable des routes devrait suffire à ébranler la confiance en ce tandem dirigeant. L’heure est venue de dépasser les discours creux et les alliances de façade pour exiger un véritable engagement envers le développement durable de la province, où les infrastructures ne sont pas seulement des promesses politiques, mais des réalisations tangibles pour le bien-être de tous.
Le Pacte de Gombé se trouve à la croisée des chemins : continuer sur la voie de l’inaction et de la déception, ou embrasser un véritable changement avec le bâtisseur Constant Lungagbe Mbatanadu, mettant les besoins de la population au cœur de chaque décision. Le verdict sur leur bilan ne peut être éludé plus longtemps, et il appartient désormais aux députés provinciaux qui sont l’émanation des citoyens de faire entendre leur voix et exiger un avenir meilleur pour le Haut-Uélé.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
À la Une
Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
