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Analyses et points de vue

Développement menacé : Les rouages troublants de la sécurité dans le Haut-Uélé

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Dans la province tumultueuse du Haut-Uélé, la sécurité est devenue l’alpha et l’oméga de toute discussion sur le développement. Cependant, des échos discordants résonnent à travers les sentiers poussiéreux, révélant deux rebellions distinctes en gestation, chacune adoubée par une personnalité ambitieuse cherchant à s’emparer des rênes du pouvoir.

Cette dualité insidieuse crée une toile complexe de rivalités et de machinations, menaçant de plonger la province dans un abîme de conflits inextricables. Derrière les visages souriants des prétendants au trône provincial se cachent des agendas sombres et des intérêts personnels égoïstes, prêts à sacrifier la stabilité de toute une province pour assouvir leur soif de pouvoir.

Ces deux figures, qualifiées d’affairistes sans scrupules, représentent des pôles opposés d’une polarisation politique toxique, transformant le paysage politique du Haut-Uélé en champ de bataille où la sécurité n’est plus un bien commun, mais une monnaie d’échange dans un jeu de pouvoir impitoyable. Ango serait la porte d’entrée pour l’un et l’autre ne jure plus que par son frère biologique qui est déjà chef rebelle.

La perspective d’une défaite imminente pour les deux protagonistes soulève des craintes légitimes parmi la population déjà éprouvée par des décennies de conflits et d’instabilité. Les conséquences d’une telle issue pourraient être dévastatrices, plongeant la province dans un nouvel abîme d’incertitude et de violence, mettant en péril tout espoir de développement et de prospérité pour le Haut-Uélé.

Face à cette impasse politique dangereuse, il est impératif que toute la nation congolaise et les acteurs provinciaux agissent de manière décisive pour prévenir l’escalade des tensions et promouvoir un dialogue inclusif et constructif. L’heure est venue de briser les chaînes de l’oppression et de la corruption qui entravent le Haut-Uélé depuis trop longtemps.

Il est temps de placer la sécurité non pas comme un outil de manipulation, mais comme un pilier fondamental sur lequel bâtir un avenir durable pour tous ses habitants. C’est la vision du Grand Chef Constant Lungagbe Mbatanadu pour la province. Pour lui, la question sécuritaire est stricte, transparente et non négociable en tout point de vue.

En sa qualité de Grand Chef de chefferie de Wando, la protection des terres ancestrales est pour lui une mission sacrée. Le Haut-Uélé est à la croisée des chemins, entre l’ombre menaçante de la division et la lueur fragile de l’espoir. Il est temps de choisir la voie de la paix, de la justice et de la solidarité, afin de garantir un avenir meilleur pour cette province tourmentée par les tourments du passé.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Actualité

Le député Jacques Djoli brandit Tocqueville : la souveraineté populaire foudroie l’imposture

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L’Honorable Jacques Djoli Eseng’Ekeli n’a pas seulement démenti une rumeur : il a donné une magistrale leçon de grandeur. Par un tweet lapidaire convoquant la science, le Rapporteur de l’Assemblée nationale a refusé de descendre dans l’arène fangeuse où certains voulaient l’attirer. Il a choisi la verticale. Face à la manœuvre odieuse qui lui prêtait des propos imaginaires, il ne s’est pas justifié.

Il a surplombé, avec l’autorité souveraine de celui qui manie le droit comme on manie le glaive. Un silence calculé, puis une annonce : l’heure de la vérité sonnera, et elle sera sans appel. Car la riposte, c’est à Tocqueville qu’il la confie, élevant soudain le débat à des hauteurs où la calomnie ne peut plus respirer. Aux “chercheurs du Buzz” qui alimentent l’infamie, il assène la pensée centrale de l’article 5 de la Constitution.

Celle qui brûle toutes les impostures : “Au-dessus de toutes les institutions et en dehors de toutes les formes réside un pouvoir souverain : celui du peuple, qui les détruit ou les modifie à son gré.” Ce n’est plus un tweet, c’est un manifeste. Le pouvoir créateur, le pouvoir constituant originaire, est par essence illimité, inconditionné, indomptable. Placé au-delà des pouvoirs institués (simples créatures ), il détient la faculté sublime de tout refonder.

La faculté de briser les cadres établis et de redessiner, dans sa majesté absolue, le pacte national tout entier. Voilà la souveraineté populaire dans sa vérité nue, que le Professeur Jacques Djoli brandit comme une torche dans la nuit des manigances. Ainsi, en deux phrases et une citation, l’honorable rapporteur vient d’offrir à la nation congolaise bien plus qu’un rétablissement des faits : il lui restitue la puissance de son propre destin.

Là où les manœuvriers espéraient l’enfermer dans une polémique stérile, il leur oppose le granit des principes, rappelant que le peuple est le seul maître, le seul architecte, le seul juge. Par cette riposte éclatante, où Tocqueville éclaire le chemin de la RD Congo, Jacques Djoli Eseng’Ekeli lave son honneur sans une once d’aigreur, et du même geste réarme la démocratie avec une force conceptuelle rare. La calomnie n’a pas été vaincue : elle a été dissoute, dans la lumière d’une vérité plus haute. Magistral.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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