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Politique

course vers le Gouvernorat : Enjeux cruciaux de l’élection du Gouverneur de la Province du Haut-Uélé

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Dans l’arène politique effervescente de la Province du Haut-Uélé, l’élection imminente du prochain Gouverneur suscite des débats enflammés et des attentes élevées de la part des citoyens. Au cœur de cette bataille électorale se trouvent deux éléments clés : l’évaluation impitoyable du bilan du Gouverneur sortant Christophe Baseane Nangaa, frère biologique du chef rebelle Corneille Nangaa Yobeluo d’un côté.

Et la confrontation des ambitieux projets de tous les challengers qui aspirent à prendre les rênes de cette province riche en promesses et en défis. D’un côté, le bilan du Gouverneur sortant doit être scruté avec une loupe sans pitié, chaque chiffre, chaque initiative, chaque promesse pesant lourd dans la balance de la confiance publique qui doit se référer à son discours de prise de pouvoir.

Les partisans du statu quo défendent les réalisations passées, arguant que la continuité est la clé de la stabilité. En revanche, les voix dissidentes menées par le Grand Chef Constant Lungagbe Mbatanadu dénoncent les lacunes, les promesses non tenues et les ombres persistantes qui assombrissent un bilan actuellement inexistant que d’aucuns s’évertuent à fabriquer.

La tension est palpable, chaque camp cherchant à convaincre les électeurs que leur vision est la plus apte à hisser la province vers de nouveaux sommets. D’un autre côté, les challengers s’affrontent dans une mêlée idéologique, chacun brandissant son propre arsenal de projets et de promesses, tel un étendard de changement et d’espoir. Un seul homme sort du lot le Grand Chef Constant Lungagbe. Il ne promet pas car il a déjà réalisé ce que les autres souhaitent copier.

Les débats enflammés résonnent à travers les réseaux sociaux, les marchés et les médias, chaque candidat offrant sa propre recette pour un avenir meilleur : développement économique, éducation de qualité, santé publique efficace, infrastructures modernes. Les électeurs de cette élection indirecte sont des députés provinciaux, eux-mêmes nouvellement élus à l’assemblée provinciale.

Tels des juges impitoyables, les députés provinciaux évaluent chaque proposition, cherchant la perle rare parmi les discours enflammés et les promesses séduisantes. Ils ne doivent pas oublier qu’ils siègent dans l’enceinte d’une école car l’assemblée provinciale après 5 ans de mandat du gouverneur sortant n’est toujours pas finie.

Au cœur de ces confrontations se trouve une question cruciale : comment ces aspirants à la gouvernance envisagent-ils de gérer les précieuses ressources publiques? Les deniers du peuple, fruits du labeur de tous, doivent être gérés avec transparence, responsabilité et intégrité. Les députés provinciaux, gardiens vigilants de la démocratie, doivent exiger des réponses claires.

Le futur gouverneur Mbatanadu prend des engagements fermes car il aspire à diriger. Dans cet éclatant théâtre politique, où les enjeux sont aussi élevés que les aspirations du peuple, une chose est claire : l’élection du prochain Gouverneur de la Province du Haut-Uélé ne sera pas seulement un choix entre des visages familiers et des nouveaux venus.

Il sera un moment crucial où le destin de toute une province repose sur les épaules de ceux qui osent briguer le pouvoir. La route vers la gouvernance est semée d’embûches, mais c’est dans les moments de défi que se révèlent les véritables leaders, prêts à transformer les promesses en actions et les rêves en réalité. Le Grand Chef Constant Lungagbe est prêt et l’a prouvé à Wando, Dungu, Ngilima et ailleurs.

Les urnes seront le juge ultime, décidant du futur de cette province riche en potentiel et en attentes. Mais dans le coeur de la population, le choix de la raison est déjà fait. Tout le monde est unanime pour dire que la province du Haut-Uélé mérite mieux qu’une fraternité affairiste des anciens amis impliqués dans tous les mauvais coups et qui se s’étaient liés contre le feu Docteur Lola Kisanga d’heureuse mémoire.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Politique

Haut-Uele : la ville morte annoncée par la C64 tourne au flop, les activités maintenues partout

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La coalition C64 avait appelé la population du Haut-Uele à observer une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin 2026. Cette mobilisation intervenait dans un contexte marqué par plusieurs préoccupations sociales et sécuritaires. Toutefois, à la veille de l’action, le gouvernement provincial a réaffirmé l’interdiction des journées « ville morte » sur toute l’étendue de la province.

Dans une correspondance adressée aux organisateurs, le ministre provincial de l’Intérieur, Alexis Ambambela Sondoko, a rappelé que cette mesure demeure en vigueur en raison du contexte sécuritaire marqué par les attaques des présumés ADF/NALU et de la menace de l’épidémie d’Ebola. Les autorités ont ainsi appelé la population à privilégier la cohésion et l’unité face aux défis auxquels la province est confrontée.

Face à cette confrontation entre l’appel de la C64 et la décision du gouvernement provincial, la véritable question était de savoir si la population allait ou non adhérer au mouvement.

Les observations recueillies par notre média dans la ville d’Isiro ainsi que dans les six territoires du Haut-Uele — Watsa, Faradje, Dungu, Niangara, Rungu et Wamba — indiquent que les activités se sont déroulées normalement tout au long de la journée. Les écoles ont ouvert leurs portes, les universités ont poursuivi les enseignements, les marchés ont fonctionné, les commerces sont restés ouverts et la circulation est demeurée habituelle sur les principaux axes.

Au regard de ces constats, l’appel à la journée « ville morte » n’a pas produit l’effet attendu dans la province. Loin d’une paralysie générale des activités, le Haut-Uele a vécu une journée globalement normale, tant dans son chef-lieu Isiro que dans les six territoires qui composent la province.

Junior kasamba/Congoprofond.net

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