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Calvaire des temporaires de la SNEL : Le silence complice du comité Lusinde inquiète
Ils sont nombreux. Très nombreux même. Ces temporaires qui travaillent nuit et jour pour le compte de la Société nationale d’électricité (SNEL) sans rémunérations. Parmi eux des pères de famille. Ils ont fait cinq, dix, quinze, vingt, vingt-cinq ans ou plus sans salaire, ni primes de risque, pour un métier si dangereux.
Comment vivent-ils ? Pourquoi les dirigeants congolais admettent-ils une telle exploitation de l’être humain dans un Etat dit de droit ? Que dit la législation du travail en cette matière ?
Depuis des lustres, la situation est extrêmement grave dans cette entreprise publique.
Beaucoup ont dénoncé le clientélisme dans le recrutement du personnel. Des membres de famille des dirigeants et hauts cadres de même que les militants des partis politiques sont les privilégiés. Alors que ceux qui font réellement le travail, ceux qui se démarquent par la méritocratie, font l’objet d’identifications sans lendemain.
Certains ont même intenté des procès contre la SNEL parce qu’ayant énormément du mal à nouer les deux bouts du mois.
Et, en cas daccident du travail, ces temporaires ou techniciens abusivement exploités sont abandonnés à leur triste sort.
Pourquoi un tel traitement inhumain ? Ce sont les abonnés ou clients qui doivent les prendre en charge ? Le staff dirigeant Lusinde ne peut-il pas rapidement remédier à cette situation déplorable quil a héritée ? Nul ne peut être temporaire à vie ! Cela est contraire à la Constitution et aux lois de la République. Le prochain gouvernement doit avoir un œil regardant sur ce qui se passe dans les différentes entreprises du Portefeuille afin de mettre fin à ce calvaire.
Nous y reviendrons avec force détails.
James Mpunga Yende