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Kimpese: Un motard criblé de balles, son engin emporté par des inconnus armés
Après les affrontements entre les habitants de Kimpese et la police qui ont coûté la vie à 7 personnes, la population de la cité cimetière s’est réveillée ce matin de mercredi 28 février par la peur.
Des hommes armés ont assassiné un jeune motard dans la nuit de mardi 27 à mercredi 28 février dans la cellule Masamuna, au quartier 2.

» Il a acheté une moto la semaine dernière et cette nuit, les bandits ont mis fin à sa vie pour n’avoir pas trouvé de l’argent chez lui. Après l’avoir criblé de balles, ils ont emporté la moto « , renseigne Valéry Michel, habitant de Kimpese contacté par la rédaction de congoprofond.net
Informés de la mort d’un de leurs, les motards ont pris d’assaut la nationale n°1 pour manifester contre cette énième tuerie causée par l’insécurité.
Malgré les tentatives de réconciliation, la décision de la Commission d’enquête interministérielle sur les causes d’insécurité, le déplacement de certains éléments de la police jugés fauteurs de troubles, la situation d’insécurité à Kimpese ne semble pas trouvée une solution durable.
Si après deux jours de manifestation violente et après presque trois semaines de semblant de sécurité instaurée par un couvre-feu, les nouveaux policiers n’ont pas pu sécuriser les paisibles citoyens, les habitants de l’ancienne cité de Kimpese, ne savent plus à quel saint se voué.
Nous y reviendrons.
Mfumu DIASILUA K. /CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Jospin Lohanga présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
