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Le culte de la bureaucratie : Quand les procédures obscurcissent le bon sens en RDC
Dans un monde où les règles et les procédures semblent régner en maître, il est vital de se demander : sommes-nous devenus esclaves de la bureaucratie, sacrifiant l’efficacité sur l’autel des normes rigides ?Il est frappant de constater que pour certaines personnes en RD Congo, les processus sont devenus plus précieux que les résultats concrets.
Les rouages de la bureaucratie tournent sans relâche, même si cela signifie que le système s’emballe et que les objectifs fondamentaux sont relégués au second plan. À quel moment avons-nous perdu de vue l’essentiel au profit du formalisme ? Les partisans de cette mentalité semblent préférer que les choses échouent dans le respect des règles plutôt que de prendre des risques pour réussir de manière innovante et efficace.
Lorsque les normes deviennent des entraves plutôt que des guides, il est impératif de se demander si nous sommes en train de perdre de vue l’objectif principal. La bureaucratie, si elle n’est pas maîtrisée, peut étouffer la créativité, empêcher l’adaptation aux changements et mener à des résultats médiocres, voire désastreux. C’est ce que le peuple congolais vit au quotidien.
Il est temps de réévaluer notre approche envers la bureaucratie et de rétablir un équilibre sain entre les processus nécessaires et la flexibilité cruciale pour s’adapter aux défis du monde moderne. Car, in fine, ce qui importe le plus devrait être le succès et non la simple conformité à des règles figées. Le temps n’est pas un détail. Il est l’élément fondamental à protéger pour imaginer toute réussite.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
Santé
Butembo : la DPS Nord-Kivu clôture la revue annuelle des soins de santé primaires
Les travaux de la revue annuelle des soins de santé primaires de la Division provinciale de la santé (DPS) du Nord-Kivu se sont clôturés dimanche 3 mai à Butembo, après cinq jours d’échanges. La cérémonie de clôture a été présidée par la coordinatrice principale du gouverneur en charge de la santé, Prisca Luanda Kamala, qui a appelé à une responsabilité collective face aux défis du secteur.

« Malgré les efforts consentis et les progrès enregistrés, notre système de soins de santé primaires reste confronté à des défis structurels importants. L’accès aux soins n’est pas encore équitable, la qualité des services doit être renforcée et la coordination des interventions améliorée », a déclaré Mme Prisca Luanda Kamala, insistant sur l’engagement du gouvernement provincial à assurer le suivi des recommandations.
« Le gouvernement seul ne suffira pas. J’appelle tous les acteurs à plus de responsabilité pour mettre en œuvre les résolutions issues de ces travaux », a-t-elle ajouté, soulignant la nécessité d’une synergie accrue entre autorités, partenaires et prestataires de santé.

De son côté, le médecin chef de la DPS Nord-Kivu, le Dr Gaston Lubambo, a relevé plusieurs défis, notamment le non-respect du calendrier vaccinal. Il a également alerté sur une recrudescence de la rougeole dans certaines zones de santé, dont Oïcha, Mutwanga et Beni. Ces assises, tenues au Centre Uhai Kikyo, ont réuni 34 médecins chefs de zones de santé ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Dalmond Ndungo
