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Médias : Zoom sur Antoine-Roger Bolamba, un journaliste congolais au sein de la Voix de l’Amérique
La République Démocratique du Congo regorge des ressources humaines, hommes et femmes, capables de rendre service partout au monde, car disposant des atouts moraux, physiques et intellectuels appréciables dans différents domaines de la vie professionnelle, notamment en journalisme. Au sein des medias internationaux, les congolais sont aperçus en train d’accomplir des taches ou d’assumer des responsabilités sans complexe et ce, à la grande satisfaction du public. Parmi ces dignes fils du pays, figure le journaliste Antoine-Roger Bolamba Lokole qui, aujourd’hui, fait une prestation impressionnante au sein de la chaine américaine, La Voix de l’Amérique (VOA). La rédaction de CONGOPROFOND.NET, à travers ce numéro, lui rend hommage et se propose de le présenter à ses aimables lecteurs disséminés à travers le monde entier.
Biographie
Né à Kinshasa, Antoine-Roger Bolamba Lokole est le fruit de l’union conjugale de monsieur Dieudonné Bolamba Lolango-wa-Lolango, ancien Directeur à la Chancellerie des Ordres Nationaux et fils de l’écrivain Antoine-Roger Bolamba et de madame Germaine Diawidi Kanda, tous deux décédés. Originaire de la province du Kongo Central, il est un fervent chrétien catholique pratiquant qui aspirait à devenir prêtre, un projet qui n’a malheureusement pas abouti, en dépit de sa ferme volonté.
Marié depuis le 03 mars 2012 à madame Claudine Lukeba Bayekula, le journaliste Bolamba est père d’une famille de quatre enfants. Actuellement, avec toute sa famille, il réside à Washington DC aux Etats-Unis d’Amérique où il a décidé de passer le reste de sa vie.
Cursus scolaire et académique
Après avoir terminé ses études primaires au Complexe scolaire Mgr Daniel Comboni dans la commune de Ndjili en 1986, ce petit-fils de l’écrivain Antoine-Roger Bolamba, nom qu’il porte, est allé poursuivre ses études secondaires à l’Institut Scientifique de Kisenso (ISK), où il obtient son Diplôme d’Etat en Chimie-Biologie au cours de l’année scolaire 1994-1995.
Faisant preuve d’une vocation à la prêtrise et ayant été suivi par des pères spirituels au niveau de la paroisse St Martin de Tours à Kinshasa-Ndjili, le jeune Bolamba s’est fait séminariste en propédeutique Cardinal Malula, au Petit Séminaire St Jean-Marie Vianney à Kinshasa.
Néanmoins, comme souligné plus haut, son aspiration à devenir prêtre s’est arrêtée en chemin pour des raisons qui sont nobles, c’est ainsi qu’il sera réorienté vers les études universitaires en 1998, à l’Université Catholique du Congo (UCC), alors Facultés Catholiques de Kinshasa (FCK), dans la Faculté des Communications sociales.
Notons que son aspiration à la prêtrise, l’encadrement spirituel dont il a bénéficié dans le milieu des prêtres et son passage au Petit Séminaire, l’ont aidé à s’imposer une discipline et mettre du sérieux dans tout ce qu’il entreprenait. Son actuel statut social et professionnel reluisant, n’est que la conséquence d’un cursus scolaire et académique pris au sérieux.
Expérience professionnelle
Antoine-Roger Bolamba dispose incontestablement d’une longue expérience professionnelle dans le domaine des medias, notamment à la télévision. Aussitôt sorti de l’Université, il avait été engagé comme observateur analyste au centre d’écoute et de monitoring de la presse congolaise à la Haute Autorité des Médias (HAM), Institution d’appui à la démocratie, aujourd’hui Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC).
Pendant près d’une décennie, il a travaillé en qualité de journaliste reporter et présentateur de la grande édition du journal, à la première chaine de télévision privée en RDC, Antenne A, qu’il a quittée pour rejoindre la grande rédaction de la Radio Télévision Nationale (RTNC), toujours avec la même qualité.
Actuellement, il travaille comme International Multimedia Journalist French to Africa (Lingala) à La Voix de l’Amérique. L’occasion faisant le larron, nous soulignons qu’au moment de la rédaction de cet article, Antoine-Roger Bolamba s’entretenait sur le plateau de la VOA, avec le Ministre congolais de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, avec qui ils ont suivi et commenté le match de quart de finale qui opposait la RDC à la Guinée en Côte d’Ivoire, dans le cadre de la Coupe d’Afrique 2024.

Témoignages
Plusieurs personnes, camarades d’université, journalistes, habitants des quartiers 6 et 13 dans la commune de N’djili, ont témoigné à notre rédaction, sur la personne d’Antoine-Roger Bolamba. Pour des raisons techniques, nous vous en balançons deux.
Pour sa part, Eddy Simbadio, l’un des responsables du groupe Kizito-Anuarite au sein de la paroisse St Martin à Ndjili et ami à Bolamba, nous a déclaré ce qui suit : « Je suis très fier d’apprendre que mon frère Roger Bolamba soit aujourd’hui compté parmi les journalistes de La Voix de l’Amérique aux Etats-Unis, après sa longue carrière au pays. Nous estimons que ceci est le fruit d’une formation réussie et du sérieux dans la manière de faire. Antoine Bolamba a beaucoup plus fréquenté le milieu des prêtres où il a beaucoup appris en termes de savoir-faire, de savoir-vivre et de savoir-être. Nous considérons que son engagement dans cette grande chaine de renommée internationale est une ascension qui honore le pays et qui nous donne de la fierté, nous qui avons vécu avec lui ».
De son côté, le journaliste et éditeur Tchèques Bukasa Tshienda, souligne et pense que la présence d’Antoine-Roger Bolamba à La Voix de l’Amerique honore la presse congolaise.
« J’ai vu Roger Bolamba nous rejoindre aux Facultés Catholiques de Kinshasa, vers les années 1998, en G1 Communications sociales, alors que nous, nous venions d’entamer notre troisième année. Nous nous sommes retrouvés quelques années plus tard, en tant que confrères, dans la corporation journaliste. Je voyais comment il évoluait et sans passion, ni subjectivité, je ne peux m’empêcher d’affirmer très haut qu’il a fait une très bonne carrière au pays. Travailler aujourd’hui à la VOA est, pour nous, un honneur pour la presse de la République Démocratique du Congo, dans sa diversité », a-t-il déclaré.
Quant à la journaliste Anny Ngomamvula, l’une de ses camarades de la promotion, elle affirme que Bolamba était attiré par tout ce qui se rapportait à la science.
« S’il faut faire un témoignage pour Roger Bolamba, je dirai qu’il fut un étudiant pas trop brillant, mais assidu. Il était à la fois amoureux et heureux, prêt à s’embarquer dans tout ce qui a trait à la science. Homme de paix et d’humour, il a entretenu de très bonnes relations avec tout le monde. Il aimait donc blaguer et égailler tout l’auditoire. Il n’était pas problématique », nous a-t-elle signifié
Bref, ce digne fils de la République Démocratique du Congo connait aujourd’hui une ascension fulgurante et fait la fierté de la presse congolaise dans son ensemble et du pays. Désormais, Antoine-Roger Bolamba Lokole est sur les traces de Kasongo Muema Yamba Yamba, Kibambi Shintwa, Alain Foka et tant d’autres.
Jules KISEMA KINKATU/CONGOPROPROND.NET.
Santé
Ebola à Butembo : les autorités appellent les étudiants à renforcer le respect des mesures barrières
Les autorités urbaines de Butembo ont sensibilisé les étudiants au respect strict des mesures barrières afin de lutter contre la 17ᵉ épidémie de la Maladie à virus Ebola. Le message a été lancé ce mardi 26 mai 2026 à l’occasion de la cérémonie officielle de remise du trophée du championnat de football de la paix organisé par la Représentation des Étudiants du Congo (REC/Butembo-Lubero).
Prenant la parole au cours de cette activité, M. Bwambale Mughanirya Gilbert, chef de division urbaine à la mairie de Butembo, a exhorté la jeunesse estudiantine à s’impliquer activement dans la riposte contre Ebola à travers le respect des gestes barrières.
« J’invite le corps estudiantin à se liguer pour la riposte contre Ebola. Vous êtes encore jeunes, et nous ne voulons pas voir un jeune mourir d’une maladie aussi grave alors qu’il suffit de respecter quelques gestes simples. L’expérience de la dixième épidémie en 2018 nous a beaucoup appris », a-t-il déclaré.
L’autorité urbaine a indiqué que la ville de Butembo a déjà enregistré deux cas positifs, d’où l’importance d’une mobilisation communautaire pour limiter la propagation de la maladie.
« Je vous demande de respecter les gestes simples afin d’éviter toute chaîne de contamination. Si, après 21 jours, aucun nouveau contact n’est détecté autour des cas confirmés, cela signifiera que la riposte évolue positivement. Cette lutte doit être communautaire, mais l’engagement doit d’abord être personnel », a-t-il insisté.
Dans la ville de Butembo, les campagnes de sensibilisation se multiplient depuis l’annonce de cette nouvelle épidémie. Plusieurs acteurs rappellent notamment les conséquences dramatiques de la dixième épidémie d’Ebola, qui avait causé la mort de plus de 2 277 personnes dans la région, dans un contexte marqué par la désinformation et la méfiance d’une partie de la population envers les équipes de riposte.
Dalmond Ndungo
