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Faire du livre l’épine dorsale de l’épanouissement culturel et social en RDC

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Au cœur de toute société prospère se trouve la richesse de sa culture, la profondeur de sa pensée et l’ouverture de son esprit. En République Démocratique du Congo, le livre émerge comme un pilier fondamental de cette prospérité, non seulement comme un vecteur de savoir, mais aussi comme un catalyseur de transformation sociale et culturelle.

L’investissement dans le livre ne devrait pas être perçu comme un luxe superflu, mais comme un impératif essentiel. Il incarne l’outil par excellence qui ouvre les portes de l’altérité, favorise l’accès à l’humanité, renforce la citoyenneté et promeut le respect mutuel. Au-delà de ses pages, le livre est un véhicule pour élargir les horizons, stimuler l’imagination et offrir un refuge lorsque les fardeaux de la vie semblent accablants.

En effet, le pouvoir du livre n’est pas simplement de transmettre des mots sur des pages, mais de transcender les barrières de l’ignorance, d’encourager l’empathie et de nourrir l’esprit critique. C’est un instrument de renouveau mental et social, capable de forger des esprits curieux, créatifs et visionnaires – des esprits qui sont les piliers d’une société dynamique et progressiste.

Ainsi, l’investissement dans le livre devrait être bien plus qu’une simple allocation budgétaire. Il doit s’agir d’une stratégie holistique visant à intégrer la littérature, la lecture et la production intellectuelle au cœur des politiques éducatives et culturelles.

Cela implique des bibliothèques bien approvisionnées, des programmes de promotion de la lecture, des subventions pour les auteurs locaux, ainsi que des initiatives visant à rendre la littérature accessible à tous, y compris dans les zones les plus reculées du pays.

Le livre n’est pas un simple objet inanimé, mais une force vivante qui élève, inspire et unit. Son essor dans la société congolaise est crucial. D’aucuns pensent que l’aventure est dangereuse. Ils n’ont tout simplement jamais essayé la routine de l’inculture. Elle est mortelle. La RDC doit accepter ce qui est, laisser partir ce qui était et avoir confiance en ce qui sera.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)

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Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter. 

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.

« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.

Exaucé Kaya

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