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RDC : Iris Basuabu et « Bomoko Unity » proposent la nomination des gouverneurs non originaires et originaires pour arrêter le fléau du tribalisme 

Au cours d’un point de presse, tenu ce mardi 9 janvier au siège national de l’asbl BOMOKO UNITY, Iris BASUABU ILEMBO, président national de cette association, a présenté sa proposition de loi visant la nomination des gouverneurs non originaires et originaires dans différentes provinces de la République Démocratique du Congo. Objectifs : permettre aux provinces de la RDC de vite se développer tout réduisant de manière significative le taux de tribalisme et de favoritisme. 

Après avoir fait le constat de la dégradation générale et progressive de la gestion des entités territoriales décentralisées dont l’exclusivité est réservée aux originaires de provinces ne favorisant ni le progrès, ni la cohésion nationale sur toute l’étendue du territoire national, BOMOKO UNITY, par le truchement de son président national IRIS BASUABU, tout en se référant au discours du 30 Juin 2023 du président FÉLIX TSHILOMBO TSHITSEKEDI, qui dans le soucis de mettre fin aux sentiments de tribalisme, protectionnisme ou redevabilté individuelle et surtout par manque d’intérêt collectif, soutient le changement de mode de choix des autorités provinciales en procédant à l’amendement d’un mandat électif à celui de nomination par le magistrat suprême de la République.

De par sa superficie, rappelle cet acteur socio-politique, la RDC occupe la seconde place en Afrique derrière l’Algérie. Ce vaste pays de 2.345.000 km2 subdivisé en 26 provinces, 145 Territoires, 34 Villes, 750 Secteurs ou Chefferies dont 5908 groupements sont répertoriés ainsi que 450 Tribues.

Dans sa dimension linguistique, la RDC utilise le Français comme langue officielle associé aux quatre autres langues nationales : Kikongo, Lingala, Swahili et Tshiluba ainsi que plusieurs dialectes.

« Malgré cette diversité bien entendue ethnique et culturelle, il se dessine au quotidien un vice non seulement dans le chef de la population, mais surtout dans le choix des autorités dirigeantes dont le mode de gestion est surtout d’origine élective pour éviter toute redevabilité dépendante. Ce vice est accentué non seulement du fait de l’élection des animateurs, dont la gestion exclusive des institutions provinciales décentralisées est assurée par “les originaires de chaque province respectif” promouvant ainsi le tribalisme à une vitesse de croisière, facteur d’ombrage à la gestion orthodoxe de la chose et au développement du pays qui amène à l’incohésion », a fait constater Iris BASUABU.

Cependant, poursuit-il, ce pays a connu, sous un régime quoique dit « dictatorial » pour les uns, une meilleure gestion non seulement des institutions centrales mais également la gestion des institutions provinciales avec des dirigeants non originaires de la province dont le mode de désignation n’était pas élective. « Comme conséquence, la promotion de la cohésion nationale était mise en exergue et reconnue par tous et plus encore, rappelé par le premier citoyen du pays, Son Excellence FELIX TSHITSEKEDI TSHILOMBO, dans son adresse à la nation du 30 juin 2023 », martèle-t-il.

Il a aussi tenu à rappeler qu’il soutient le deuxième mandat du président de la République afin de matérialiser cette proposition de loi tout en réitérant son vœux de saisir le parlement afin que certaines dispositions de la Constitution puissent être modifiées notamment l’article 198 dans son entièreté pour la bonne mise en œuvre du système de désignation des gouverneurs et leurs adjoints par le président de la République tout en instaurant le système de rotation de ces derniers avec notre proposition de loi portant mesures de nomination des gouverneurs et vice-gouverneurs de province originaires et non-originaires, dite loi « GNOO » .

Etant aussi candidat aux élections législatives, en attente de la publication des résultats, Iris BASUABU ILEMBO a, au cours de sa rencontre avec la presse, loué l’acte posée par la CENI qui est celle d’invalider les candidats ayant enfreint les règles électorales. « Les élections sont comparable à une compétition loyale, la population nous choisit pour être des modèles et non des antivaleurs ; c’est un début mais nous encourageons la CENI à poursuivre cette démarche pour élever notre pays », a-t-il conclu.

Benjamin KAPAJIKA/CONGOPROFOND.NET