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Présidentielle RDC 2023 : Me Théodore Ngoy unique candidat à saisir la Cour constitutionnelle en recours pour annulation du scrutin 

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A la fin du délai de recours devant la plus haute instance judiciaire du pays, un seul  candidat malheureux à l’élection présidentielle du 20 décembre dernier, a introduit une requête de contestation contre les résultats provisoires proclamés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), le 31 décembre 2023. Il s’agit du candidat indépendant Théodore Ngoy. Ce dernier a indiqué que la publication des résultats non compilés par la Ceni est irrégulière et ne donne pas lieu à une alternance crédible.

Placé en 17ème position suite au pourcentage de 0.02% qu’il a obtenu des suffrages pour 4 139 voix, Théodore Ngoy conteste tout de même les résultats de l’élection du 20 décembre par procédure légale auprès de la Cour constitutionnelle. Ce mercredi 3 Janvier 2024, il a dénoncé un simulacre des élections ayant conduit à un simulacre des résultats.

Cet avocat affirme également que la Ceni ne lui a pas rendu les voix qui lui revenaient par rapport à certains candidats ayant abandonné la course pour se placer derrière des candidats communs. Et remet en question le rôle de la Ceni qui est celui d’assurer la régularité des élections.

 » Cette irrégularité organisée et voulue a conduit à des élections chaotiques qui nous donnent comme résultat un président de la République qui n’aura aucun pouvoir », a-t-il déclaré à la presse ce mercredi 3 janvier

En appui sur l’article 64 du texte électoral,  la cour constitutionnelle dispose de 7 jours pour considérer les griefs soulevés par les eventuelles requêtes en vue d’en décider et de publier les résultats définitifs des élections qui, pour ce scrutin, est prévu le 12 janvier 2024.

Rappelons que plusieurs opposants ont qualifié cette procédure électorale d’irrégulière sans toutefois saisir la Cour constitutionnelle. Une frange d’opposants ont ainsi appelé la population à se prendre en charge par des manifestations publiques afin de faire annuler ces élections.

Monica Bubanji/CONGOPROFOND.NET 

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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”

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Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.

À travers une communication accordée à congoprofond.net⁠ à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain

Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.

Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».

La diplomatie des langues africaines

Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.

Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.

Entre spiritualité et diplomatie

À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.

Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.

Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.

Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET 

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