Connect with us

À la Une

CUA : Lusaka accueille, du 6 au 8 décembre, le 6ème Congrès des Economistes Africains

Published

on

A l’Initiative de la Commission de l’Union Africaine(CUA), à travers son département de développement, du commerce, du tourisme, de l’industrie et des minéraux (ETTIM), il va se tenir du 6 au 8 décembre 2023 dans la capitale Lusaka en Zambie, le congrès des économistes africains (CAE).

A en croire le communiqué de presse qui renseigne cette information, il s’agit d’une activité qui s’organise tous les deux ans.

En effet, il s’agit d’une plate-forme continentale de dialogue politique dont l’objectif est d’analyser les problèmes économiques contemporains qui impactent la transformation du continent afin de mettre en œuvre des solutions optimales.

Cette sixième édition du CAE prévue pour le mois de décembre va débattre autour du thème : « Financer le développement de l’Afrique au-delà des crises ». Elle, offrira l’occasion de discuter des perspectives de développement du continent suite aux conséquences de la pandémie covid19, des conflits et du changement climatiques.

Bien plus, il examinera les sous-thèmes  tels que : Dynamique macroéconomique et implications des FFI sur le développement de l’Afrique; les liens entre la dette et les FFI sur le développement de l’Afrique, causes et facteurs déterminants et estimations des flux financiers illicites en Afrique; questions internationales liées à la lutte contre les flux financiers illicites, perception du risque et cout du capital en Afrique; mobiliser le financement du secteur privé pour le développement de l’Afrique; financement innovant pour le développement, outils et politiques de gestion de la dette et enfin théorie macroéconomique et cadres pour la viabilité de la dette en Afrique.

Pour les organisateurs, ce thème aura pour but d’attirer d’éminents économistes africains du continent et de la diaspora afin d’approfondir la compréhension des problèmes de financements et de lien entre les flux financiers illicites, la gestion de la dette pour le développement de l’Afrique.

Il y a lieu de signaler que la pandémie de covid19 a pu exposer la vulnérabilité du continent face aux fluctuations externes et a mis en évidence la nécessité urgente d’un changement continental vers une transformation structurelle. Les faibles niveaux de diversification économique et de valeur ajoutée ainsi que les effets néfastes des crises récurrentes entravent les efforts de l’Afrique pour atteindre une croissance inclusive et un développement durable pour une prospérité partagée.

Ce congrès aura pour nécessiter de tirer le meilleur parti des contributions et études de cas fondées sur une revue de la littérature rigoureuse et de meilleurs cadres d’analyse et techniques pour mieux guider l’action politique à travers des recommandations concrètes sur le thème et les sous-thèmes qui seront debattus.il y a lieu de retenir que les résultats de ce congrès sont souvent utilisés dans la formulation des politiques et des processus décisionnels.

En outre, elle renforce l’autorité de la CUA dans les débats politiques régionaux et les liens et échanges d’expériences entre les gouvernements africains, les universités et autres institutions et renforce les compétences et les capacités économiques de la main d’œuvre africaine grâce à des liens entre recherche et l’offre de diplômés qualifiés.

Melba Muzola/CONGOPROFOND.NET 

 

À la Une

Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

Published

on

Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

Continue Reading