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Enrôlement obligatoire des diplômés d’Etat : Le modèle tanzanien séduit le général Kasongo Kabwik
Enrôlement obligatoire
Le Commandant du service national, le général-Major Jean-Pierre Kasongo Kabwik, vient de séjourner en Tanzanie où il a expérimenté les activités du service national tanzanien en vue d’améliorer celui de la RDC.

Hôte du centre Ruvu, situé à 60 Km de la ville de Dar-es-salam, capitale de la Tanzanie, le général Jean-Pierre Kasongo Kabwik a fait connaissance de ce site qui officie depuis plus de 60 ans. Ce sont des lauréats au bac (équivalent du diplôme d’Etat) qui y sont enrôlés obligatoirement pour une formation de 3 mois.
En outre, ces jeunes hommes et femmes bénéficient d’une formation en entrepreneuriat afin qu’ils puissent créer des emplois et des richesses, notamment dans le secteur de l’agriculture et de l’élevage.
Le commandant du Service National de la RDC, le Général-Major Jean-Pierre Kasongo Kabwik, a indiqué qu’il n’est pas exclu que la RDC récupère et applique systématiquement quelques bonnes initiatives du service national Tanzanien.

« En écoutant ce qui est fait au service national tanzanien, nous avons quand même tiré des bonnes leçons, des choses que nous pensons mettre en application pour contribuer à la paix et à la sécurité du pays », a dit le Général-Major Jean-Pierre Kasongo Kabwik.
Il sied de noter que le service national de la Tanzanie vient de fêter ses 60 ans. Il a pour objectif, d’inculquer les valeurs patriotiques à la jeunesse du pays de Julius Nyerere.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
