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Réhabilitation de la Fikin : La société turque Milvet suspend les travaux et exige un espace de 6 hectares avec option de rachat avant signature du contrat

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Les travaux de réhabilitation de la Foire internationale de Kinshasa (Fikin) sont stoppés. Raison, des divergences persistantes entre la société turque Milvet et la partie congolaise représentée par le comité de gestion de ce site touristique.

Selon nos fins limiers, la société turque Milvet commise pour ces travaux va au-delà de ce qui était convenu. En effet, les confidences du NOUVEAUMEDIA.CD affirment que cette entreprise de construction exige aux gestionnaires de la Fikin un campement d’une étendue de 6 hectares.

En clair, les Turcs veulent disposer d’un espace allant de l’espace Plazza jusqu’à l’esplanade de la Fikin pour une occupation d’une durée de 10 ans. Non seulement le timing fixé pour la réalisation des travaux est trop élastique, la société Milvet compte racheté ledit espace au cas où la réhabilitation de la Fikin allait au-delà du temps fixé.

Interrogés, certains fonctionnaires de la Fikin qui se sont confiés au média en ligne kinois déclarent que les Turcs seraient disposé de payer 60.000 dollars américains le mois pour location des 6 hectares devant abriter leur quartier général.

La firme turque Milvet avait pourtant débuté les travaux de réhabilitation de la Fikin. Le site était même vidé de ses occupants, débits de boissons… à certains endroits. L’entreprise de construction affectée a procédé au remblayage du terrain. Les containers de la firme turque Milvet avec les matériaux de construction ont été visibles à la Fikin.

Le projet de réhabilitation de la Fikin prévoit, entre autres, un centre d’exposition, un parc d’attractions, un centre commercial, un parc d’attractions, un centre de conférence, un centre commercial et un hôtel.

Il est également prévu la construction d’un aréna multifonctionnel de 20 mille places assises qui comprendra un centre d’exposition de près de 21 milles mètres carrés.

Le centre d’exposition prendra 8% de la superficie totale de la Fikin. Le parc d’attractions sera érigé sur un espace de 15 à 16% de la superficie, en dehors d’autres installations notamment l’hôtel, la salle de banquets et la salle de congrès susceptible d’accueillir des conférences et des séminaires internationaux.

Hornella MANSANGA/NOUVEAUMEDIA.CD

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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