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Zéro enfants dans les mines en RDC d’ici 2025 : Le COTECCO présente son outil de remédiation
La structure « combattre le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement de cobalt en RD Congo en sigle COTECCO en partenariat avec la cellule interministérielle sur le travail des enfants dans les mines artisanales (CISTEMA), a organisé un atelier sur la présentation du système de suivi et de remédiation du travail des enfants dans les Mines pour la période de 2017-2025, ce jeudi 08 septembre dans la salle de conférence du ministère des affaires étrangères.
L’objectif de cet atelier est de faire connaître cet outil de la politique de la RDC et dont la mission a été confiée à l’organisation internationale du travail (OIT).
L’OIT qui a reçu mandat du gouvernement congolais de développer cet outil « système de suivi et de remédiation du travail des enfants dans les mines », salue la détermination de la RDC à mettre fin au travail des enfants. C’est une manière pour l’OIT d’accompagner le gouvernement dans l’atteinte des objectifs.
Sachez que c’est depuis 1960 que la RDC est membre de l’OIT, et parmi les 8 conventions des nations unies sur le travail des enfants, la RDC en a ratifié 5, entre autres la convention 138, la convention universelle 182 sur l’élimination de pire forme du travail des enfants pour ne citer que celles là.
« Zéro enfants dans les mines artisanales d’ici 2025, c’est le slogan qui a été indiqué dans la stratégie nationale sectorielle. Je crois que le gouvernement est entrain de faire des efforts depuis l’année dernière, il a rejoint l’alliance 8.7 pour accélérer le processus, il y a une volonté. Pour ce qui est de la promesse d’action, l’année passée, le plan d’action nationale sera révisé », raconte Josée Blandine Ongoto, cheffe de projet COTECCO.
Pour le président du CISTEMA, Jacques Ramazani Lutuba, l’objectif de sa structure est de mutualiser tous les efforts des partenaires en vue de lutter contre la présence des enfants dans les sites miniers artisanaux.
La stratégie présentée ce jour va aboutir à l’opérationnalisation du plan d’action de lutte contre le travail des enfants.
D’ailleurs, la ministre des Mines, Antoinette N’samba qui a ouvert les travaux de cet atelier a donné l’instruction pour que la CISTEMA redouble d’efforts de manière à mettre sur pied des stratégies pour accomplir les missions lui dévolues afin de lutter contre le travail des enfants dans les mines à l’horizon 2025.
La cérémonie de ce jour offre au monde de l’exploitation minière et à celui du travail l’occasion de constituer une rallonge à la liste des outils de lutte contre le travail des enfants.
Selon un rapport de l’OIT et UNESCO, le nombre d’enfants dans le monde impliqué dans le travail en 2021 est évalué à 8.600.400.
Elda Along/ congoprofond.net
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Mongala : Près de 10.000 finalistes lancent la conquête de l’Examen d’État 2026
Au total, 9 991 élèves finalistes prennent part, ce lundi 4 mai, aux épreuves hors session de l’Examen d’État édition 2026 dans la province éducationnelle Mongala 1, au nord-ouest de la République démocratique du Congo, selon des sources officielles.
Prenant la parole, le directeur provincial de l’Éducation, Jean-Claude Kilonga, a salué l’engagement des autorités nationales en faveur du secteur éducatif.
« Je salue la détermination du Président de la République dans sa vision pour l’éducation, mise en œuvre par la ministre d’État, la professeure Raïssa Malu Dinanga, qui œuvre à apporter des innovations pour booster l’éducation de notre jeunesse », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que ces épreuves ( dissertation, oraux de français et d’anglais, ainsi que les pratiques professionnelles ) constituent une étape décisive pour les finalistes du secondaire et les autodidactes.
« Ces épreuves sont le couronnement de votre parcours scolaire. Abordez-les avec calme, discipline et honnêteté. Refusez toute forme de tricherie : seule la réussite méritée vous ouvrira les portes de l’avenir », a-t-il exhorté, appelant également les encadreurs au respect strict des consignes et de la rigueur professionnelle.
De son côté, l’inspectrice principale provinciale, Françoise Mombo, a mis en lumière deux innovations majeures introduites cette année :
– l’instauration de l’oral d’anglais pour toutes les filières du cycle long ;
– la numérisation complète du processus de l’examen.
« Cette numérisation couvre toute la chaîne : de l’enrôlement des candidats à la publication des résultats, en passant par la collecte des données, le suivi des absences et la correction », a-t-elle expliqué.
Elle a précisé que la province éducationnelle Mongala 1 compte 30 centres d’examen répartis en 16 filières, pour un total de 9 991 candidats, filles et garçons confondus. Les épreuves se déroulent du 4 au 18 mai 2026.
Présidant la cérémonie de lancement, le gouverneur de province, Jean Colin Makaka Pap’ekaka, a invité les candidats à faire preuve de sérieux et de patriotisme :
« Travaillez avec discipline et honnêteté. La qualité de notre province se mesure aussi à notre niveau intellectuel. Nous attendons de vous que vous serviez dignement la nation », a-t-il affirmé, avant de lancer officiellement les épreuves.
La cérémonie s’est tenue au lycée Monzoto Mwa Tongo, en présence du président de l’Assemblée provinciale, des membres du comité provincial de sécurité et des autorités éducatives. Elle a débuté par le serment du citoyen, suivi d’une ronde dans plusieurs centres de la sous-division Lisala 1.
Jonas Mboli Egbokolimba/CONGOPROFOND.NET
