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3 chefs coutumiers otages des CODECO à Djugu: Tommy Tambwe fustige un “acte gravissime de sabotage ” !
Le chef du secteur des Walendu Pitsi, celui du groupement Dhendo et son collègue de Djukpa, en territoire de Djugu, sont pris en otage depuis ce vendredi 29 juillet par des miliciens CODECO, encore actifs dans la région.
A en croire des sources locales jointes par buniaactualite.com, Jérôme Ndalo Ndjango et Lodhanga, respectivement chef du secteur et celui du groupement Djupka, ont été enlevés dans leur office de travail par ces assaillants dont la plus importante faction a signé l’acte de cessation des hostilités. C’était avant que Dupka Ngbave du groupement Dhendo ne soit aussi kidnappé dans la soirée du même vendredi, pour des raisons non encore clairement élucidées.
Un acte qualifié de “ sabotage ” par la coordination nationale du programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation, P-DDRCS.
Pour Tommy Tambwe Ushindi, peu importe la raison, ces miliciens n’ont pas le droit de prendre en otage ces autorités coutumières, symbole du pouvoir public.
“ Prendre en otage les chefs coutumiers, c’est s’attaquer non seulement au gouverneur de province mais aussi au chef de l’État. C’est un acte très gravissime qui viole de quoi ils sont engagés ”, explique en detresse le coordonnateur national du P-DDRCS.
Estimant que des actes pareils remettent en cause le processus de paix en cours, M. Tambwe invite ses miliciens à « relâcher sans condition » ces autorités coutumières.
“ Engager une telle démarche c’est saboter le chef de l’État, c’est saboter le gouverneur de province, c’est saboter le P-DDRCS”, poursuit-il.
Jusqu’à présent, les vraies causes de la “ détention forcée ” de ces 3 chefs coutumiers ne sont pas connues. Des sources proches de CODECO/URDPC parleraient d’une éventuelle détention pour des raisons d’enquêtes autour des documents ayant circulé sur les réseaux sociaux incriminant cette milice.
Des autorités militaires ou de l’administration de l’état de siège ne se sont pas encore prononcées quant à ce.
Avant d’adhérer au processus de paix, des miliciens de la CODECO avaient déjà pris en otage pendant plus d’un mois des membres de la Task Force dépêchés en Ituri par le chef de l’État pour sensibiliser les groupes armés locaux à rejoindre la voie de la paix.
CONGOPROFOND VIA BUNIACTUALITE
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Concession de l’UNIKAN : La ministre O’Neige Nsele casse la cession à la CNSS et désavoue le gouverneur Kambulu
Le Gouvernement central s’est officiellement saisi du dossier controversé de la concession de l’Université de Kananga (UNIKAN), après la cession de 8 hectares de terrain à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), une décision qui suscite de vives réactions dans la province du Kasaï-Central.
Dans deux correspondances signées le mardi 19 mai 2026, la ministre nationale des Affaires foncières, O’Neige Nsele Mimpa, a dénoncé ce qu’elle qualifie de « cession illégale » d’une partie de la concession universitaire et a sévèrement recadré le gouverneur du Kasaï-Central, Joseph-Moïse Kambulu.
Selon la ministre, l’acte signé le 4 mai 2026 viole plusieurs dispositions de la législation foncière en vigueur en République démocratique du Congo. Elle reproche également au gouverneur provincial de s’être immiscé dans une procédure de mutation foncière impliquant deux entités autonomes, estimant que cette démarche ne relevait pas de ses compétences légales. « Son acte de cession est illégal », insiste la ministre dans ses correspondances adressées aux autorités concernées.
Face à cette situation, O’Neige Nsele Mimpa annonce avoir instruit les services compétents de son ministère afin de rétablir la concession de l’UNIKAN dans sa configuration initiale. Elle exige également la suspension des agents fonciers impliqués dans ce dossier, en attendant l’aboutissement des enquêtes administratives annoncées.
Cette prise de position du Gouvernement central pourrait relancer le débat sur la gestion du patrimoine foncier public et universitaire dans le Kasaï-Central, où plusieurs voix s’étaient déjà élevées pour dénoncer la réduction progressive des espaces réservés à l’Université de Kananga.
Le dossier reste suivi de près par la communauté universitaire ainsi que par plusieurs acteurs de la société civile, qui réclament davantage de transparence dans la gestion des concessions publiques.
Mike Tyson Mukendi
