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Soutien du Rwanda au M23 : Des nouvelles preuves accablantes contre le RDF de Paul Kagamé !
Les propos du chef d’État congolais Félix Tshisekedi, indiquant qu’il n’avait « aucun doute quant au soutien que bénéficie cette rébellion », se confirment sur terrain. Le Rwanda appuie bel et bien militairement les forces terroristes du M23.
En faveur des affrontements qui ont eu lieu récemment dans les régions de Rutshuru, Kibumba et Rumangabo, à la veille de la célébration de la fête nationale de l’Indépendance, les Forces Armées de la RDC ( FARDC) ont mis de nouveau la main sur, non seulement, des matériels militaires abandonnés par l’ennemi, mais aussi sur des éléments de l’armée rwandaise.

Alors que l’opinion nationale dénonce régulièrement l' »hypocrisie de la Monusco », ce mercredi dernier, dans une communication au conseil de sécurité de l’ONU, Bintou Keita, a une fois de plus présenté la situation sur le terrain et la force de frappe du M23 sans évoquer le soutien documenté du Rwanda à ce mouvement.
« Cependant, suite à des attaques coordonnées sur une direction Est-Ouest, le M23 a occupé la ville de Bunagana, un important poste frontière avec l’Ouganda. Au cours des affrontements les plus récents, le M23 s’est comporté de plus en plus comme une armée conventionnelle que comme un groupe armé ».

Et d’ajouter:
« Le M23 dispose d’une puissance de feu et d’équipements de plus en plus sophistiqués, notamment en termes de capacités de tir à longue portée de mortier et mitrailleuse, ainsi que de tir
président de la RDC Félix Tshisekedi a déploré jeudi, jour du 62e anniversaire de l’indépendance de son pays, « la énième agression de la part du Rwanda » et affirmé sa détermination à opposer un « double front diplomatique et militaire » aux violences dans l’est.
« La célébration de ce jour a lieu dans un contexte sécuritaire particulièrement préoccupant, qui affecte notre existence en tant que nation », a déclaré le président dans une allocution retransmise à la télévision nationale.

« Notre pays, a-t-il dit, fait face à une énième agression de la part du Rwanda, qui agit sous couvert du mouvement terroriste M23, et ce en violation de tous les accords et traités internationaux ».
Le M23, pour « Mouvement du 23 mars », est une ancienne rébellion à dominante tutsi qui, vaincue en 2013, a repris les armes en fin d’année dernière. Kinshasa accuse Kigali de soutenir cette rébellion, ce que le Rwanda nie.

Face aux manœuvres de diversion usées par le Rwanda, cette fois encore l’armée congolaise détient des preuves de l’appui de RDF aux forces du M23.
Il convient de rappeler qu’en 2013 déjà, il y avait des preuves fournies par les Nations unies et son groupe d’experts chargé de surveiller l’embargo sur les armes à l’est de la RDC. Mais cette fois, des preuves sont collectées directement par l’armée congolaise.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
