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Tuberculose : Plus de 30.000 cas à soigner à Kinshasa !

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En marge de la journée mondiale de lutte contre la tuberculose, célébrée le 24 mars de chaque année, 33 journalistes membres du Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN), appuyés par la Fondation Elisabeth Glaser (EGPAF), ont été sensibilisés sur la lutte contre ce fléau, à travers un webinaire intitulé : « La prévention et la prise en charge de la tuberculose en période de la COVID 19 en Afrique : Cas de la République démocratique du Congo ». 

Abordant le premier ce thème, le médecin coordonnateur provincial Lèpre et Tuberculose, Docteur Nicole Anshambi Muzutie, a fait savoir que la tuberculose demeure une des anciennes maladies infectieuses préoccupantes au monde à cause du nombre élevé de cas et de décès. La tuberculose est une maladie chronique, non immunisante qui sévit en mode endémique dans plusieurs pays et touche plus les hommes.

A l’en croire, la Rdc est l’un des 10 pays qui supportent plus de 80% de la charge mondiale de la tuberculose. Il occupe le 2ème rang en Afrique et le 9ème dans le monde.

Kinshasa, sa capitale, demeure malheureusement la province la plus touchée, et porte en elle seule 14 % des malades du pays, soit 30.000 cas en 2021.

Selon le Docteur Nicole Anshambi Muzutie, cette situation déjà sombre a été aggravée par l’avènement de la COVID 19. Cela s’est remarqué par la régression de nombre de malades au laboratoire, de nombre des cas dépistés, du succès thérapeutique et par l’augmentation des décès.

«  La ville de Kinshasa demeure l’épicentre de la pandémie à COVID 19 avec 80% de cas. Et l’un des plus grands défis auxquels le programme de lutte contre la Tuberculose est confronté demeure le sous-dépistage et la notification insuffisante des cas », a-t-elle déploré.

Ainsi, face à l’impact négatif de la Covid à Kinshasa,  le Coordonnateur Provincial Lèpres et Tuberculose a émis le vœu de voir les activités visant le maintien et la continuité de la prise en charge de la TB être pérennisées afin d’améliorer les performances de la lutte contre la tuberculose.

Prenant la parole à son tour, le point focal tuberculose d’Egpaf, Docteur Papy Ndjibu Tshishikani a focalisé son exposé sur la lutte contre la Tuberculose pédiatrique en période de Covid-19: Expériences du projet CaP TB (Catalyzing Pediatric Tuberculosis).

A l’en croire, ce projet a contribué à la réduction de la morbidité et de la mortalité dues à la tuberculose pédiatrique, et a amélioré la détection, le traitement et la prévention des cas de tuberculose pédiatrique. Et aussi, a-t-il souligné, ce projet a produit des nouvelles évidences et des données coût-efficacité sur un nouveau modèle de soins pour la TB pédiatrique.

Des très bons résultats en sont sortis. Le docteur Papy Ndjibu Tshishikani en veut pour preuves la création d’un environnement normatif favorable au niveau national, l’amélioration de la détection des cas de TB Pédiatrique, l’accès amélioré aux traitements pédiatriques contre la TB active et la TB latente, production de nouvelles évidences et de données coût-efficacité, et ce projet a assuré une transition efficace et durable avec le PNLT.

Cependant, il a fait savoir que l’avènement de la Covid 19 a impacté sensiblement la lutte. Et des conséquences sont vite ressenties. Il s’agit par exemple de la baisse de la fréquence au niveau des structures sanitaires, la mise en place d’horaire de crise pour les prestataires des structures de santé, suspension de toutes les activités communautaires Tb pendant 4 mois, réduction et suspension des visites d’accompagnement technique et de validation des données, baisse des performances , report des activités de plaidoyer.

«  C’est la première cause  de mortalité au monde. En 2020, la tuberculose a tué plus que la Covid 19 en Rdc. Des enfants sont également touchés  par la maladie. Au total 30 décès ont été enregistrés sur 3.270 cas de tuberculose pédiatrique entre février 2019 et juin 2021 dans le pays »,  a fait remarquer le Docteur Papy Ndjibu.

Comme solutions, le Point focal tuberculose d’Egpaf a suggéré la poursuite de la sensibilisation sur la Covid et la distribution des matériels de protection, plaidoyer auprès pour la reprise des activités communautaires moyennant des briefing préalables sur l’investigation des contacts en période de covid 19 et livraison des matériels de protection et aussi un accompagnement technique et validation à distance des données mensuelles.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades

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La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.

Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).

Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet

Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.

Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.

« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.

Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.

Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.

« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.

Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.

Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.

« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.

Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.

Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.

« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.

Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.

« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.

Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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