À la Une
Haut-Katanga : Useni Amani « Saddam », célèbre bandit de Kasumbalesa, enfin dans les filets de la police !
Déterminés à mettre fin à l’insécurité qui dicte sa loi à Kasumbalesa depuis plusieurs mois, les services de sécurité ont réussi un gros coup dans la nuit du ce vendredi 15 au samedi 16 avril 2022.
Un grand élément, moteur de l’insécurité caractérisée par le vol, viol, torture, longtemps recherché par les autorités, a été arrêté par les services de sécurité à Kasumbalesa, après une opération minutieusement préparée. Deux de ses adeptes sont aussi tombés dans le filet des forces de sécurité.
Récidiviste, USENI AMANI SADDAM, plusieurs fois arrêté et relâché, est un élément connu de plusieurs victimes de l’insécurité, qui témoignent de son activisme dans le banditisme.
Ces bandits, au nombre de 5, ont été présentés au maire de la ville de Kasumbalesa, Me André Kapampa, ce samedi 16 avril 2022 par la Police nationale congolaise, devant une foule immense. Des biens volés ont été présentés séance tenante.
Soulagé, André Kapampa, soucieux de faire régner la paix dans son entité, a d’abord remercié la population et la police pour une franche collaboration dans la traque de ces bourreaux. Ensuite, le maire de la ville a haussé le ton en sollicitant des sanctions exemplaires à l’endroit de USENI AMANI SADAM et sa bande.
L’autorité urbaine sollicite pour ce faire une audience publique cette semaine à Kasumbalesa.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Kongo Central/Luozi : Le poste frontalier de Zulu Mbundu accueille 588 réfugiés venus de Brazzaville
Depuis quelques jours, le village de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central, est devenu un centre d’accueil provisoire pour des familles fuyant les violences survenues à Mindouli, dans la région du Pool, en République du Congo (Brazzaville).

À l’origine de l’exode : des affrontements armés
Les affrontements, survenus le dimanche 11 janvier 2026, ont opposé les éléments de la Garde républicaine (DGSP) aux Ninjas, fidèles au pasteur Ntoumi. Ces violences ont provoqué d’importants mouvements de populations le long de la frontière entre la RDC et le Congo-Brazzaville, particulièrement dans le secteur frontalier de Balari.
Femmes, enfants et personnes âgées parmi les réfugiés
C’est au poste frontalier de Zulu Mbundu que plusieurs familles sinistrées, composées essentiellement de femmes, d’enfants et de personnes âgées, ont trouvé refuge. Ces ressortissants brazzavillois fuient les représailles, l’insécurité et les violences liées à ces conflits armés.
Une situation humanitaire préoccupante

Sans logements, sans nourriture suffisante ni médicaments, ces réfugiés vivent dans une extrême vulnérabilité. En attendant l’intervention du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’administrateur du territoire de Luozi ad intérim, Célestin Lusiama, a lancé un SOS humanitaire.
« La population sinistrée venue de la République sœur du Congo-Brazzaville a besoin d’un logement, de la nourriture et d’une protection pour vivre en paix, en attendant l’accalmie de la situation sécuritaire dans leurs villages », a-t-il déclaré.
Un appel à la solidarité locale
L’autorité territoriale a également appelé la population locale à faire preuve de solidarité : « En attendant l’intervention des autorités provinciales et nationales, nous, habitants de Luozi et du secteur de Balari, sommes appelés à la solidarité et à la protection de nos invités », a ajouté Célestin Lusiama.
588 réfugiés officiellement enregistrés
Au total, 588 réfugiés ont été enregistrés le mercredi 14 janvier 2026 par les services de la Direction générale de migration (DGM) au poste frontalier de Zulu Mbundu. L’ensemble des services de sécurité a été mobilisé afin d’identifier les déplacés et d’assurer leur encadrement.
Une inquiétude croissante dans la population
Pour Eugène Nkanza, président du Rassemblement des forces vives de Luozi, la situation devient préoccupante : « Nous observons un afflux continu de ressortissants brazzavillois traversant la frontière avec leurs familles. Cette situation est de plus en plus inquiétante », a-t-il souligné.
Les autorités provinciales à pied d’œuvre
Selon des sources concordantes, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin d’évaluer la situation et de transmettre un rapport aux autorités compétentes.
Mfumu DIASILUA K./CONGOPROFOND.NET
