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Ituri: Les miliciens de CODECO donnent leur accord de principe pour libérer les otages de la Task Force

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Les miliciens de CODECO, qui détiennent depuis plus de 40 jours certains membres de la Task Force, ont donné leur accord de principe pour leur libération.

L’information est confirmée à CONGOPROFOND.NET
par le coordonnateur ad intérim et porte-parole de cette structure d’anciens seigneurs de guerre qui avait été dépêchée en Ituri par la présidence de la République pour sensibiliser les groupes armés à cesser les hostilités.

A en croire Pitchou Iribi, c’est après d’intenses négociations tenues à Bambu dans le territoire de Djugu, que la faction rebelle dénommée URDPC/CODECO, a donné son accord.

L’Evêque du Diocèse de Bunia, Dieudonné Uringi, qui a personnellement pris part à ces négociations, a invité les miliciens à s’inscrire dans la logique de la paix. Ce qui doit passer d’abord par la libération de Thomas Lubanga, Germain Katanga, Floribert Ndjabu et tous ses compagnons.

Le commandant du secteur opérationnel de l’armée, en mission d’itinérance dans la zone, a également rencontré la délégation des miliciens CODECO/URDPC à qui il a relayé le même message du prélat catholique.

« Les miliciens de CODECO ont donné leur accord de principe et bientôt les otages seront libérés », a expliqué M. Iribi qui appelle la population au calme et à l’apaisement.

C’est depuis le 16 février dernier que 7 membres de la Task Force ont été pris en otage alors qu’ils animaient une séance de sensibilisation des rebelles à déposer les armes près de la localité de Bambu.

Le professeur Jean-Baptiste Detchuvi, l’un d’entre eux, a été relâché suite à la détérioration de son état de santé, la semaine dernière.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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