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Mgr Daniel Nlandu Mayi sera inhumé ce mardi 21 décembre à Matadi ( Programme des obsèques)
Dans une lettre circulaire de la chancellerie de Matadi, publiée le Mardi 14 décembre 2021, l’administrateur apostolique du diocèse de Matadi, Monseigneur André-Giraud, a communiqué officiellement le programme des obsèques du Feu Monseigneur Daniel Nlandu Mayi, décédé dans la soirée du dimanche 12 décembre 2021.
Le programme se présente comme suit :
Mardi 21 décembre 2021 à 10h00 : Levée du corps et messe des funérailles qui sera présidée par son Éminence Fridolin Cardinal Ambongo, en l’Eglise Notre-Dame de Fatima à Matadi ; suivie des absoutes et de l’inhumation à la cathédrale Notre-Dame Médiatrice.
Tenant compte des mesures liées à la pandémie de la COVID-19 et de l’espace abritant les obsèques, la chancellerie précise ce qui suit : auront accès à l’Eglise pour la messe des funérailles, les personnes ci-après :
– Les prêtres
– La famille biologique de Mgr Daniel Nlandu
– Les consacrés (frères, sœurs et auxiliaires de l’apostolat)
– Les autorités politiques nationales et provinciaux
– Les autorités militaires et de la police
– Les invités
– 1 représentant des chefs et pouvoir coutumiers
– 2 délégués par paroisse, de toutes les paroisses du diocèse.
À partir de mercredi 15 décembre jusqu’à son inhumation, il est demandé que soit célébrée dans toutes les paroisses et chapelles du diocèse de Matadi une intention spectacle pour le repos de l’âme du Feu Monseigneur l’évêque émérite.
Lundi 20 décembre, soit la vielle de son inhumation, sera célébrée à 17h00 (le matin pour les paroisses de l’intérieur), dans toutes les paroisses et chapelles du diocèse de Matadi, une messe des funérailles avec effigie de son Excellence Monseigneur Daniel Nlandu Mayi.
Ce communiqué est signé par l’Abbé Parfait Bumba, secrétaire chancelier du diocèse de Matadi.
Il convient de rappeler que Mgr est décédé le dimanche 2021 à 20h30 à l’hôpital Midema de Matadi, à l’âge de 68 ans. Né le 19 octobre 1953 à Kinkosi (Paroisse Saint Gérard Kimpangu, dans le diocèse de Matadi), Mgr Daniel à été ordonné prêtre le 20 Avril 1980 à Kinshasa, des mains du Feu Cardinal Joseph-Albert Malula et sacré évêque par le Feu Cardinal Frédéric Etsou, le 30 Janvier 2000 à Kinshasa avec Mgr Édouard Kisonga (évêque auxiliaire et vicaire général de l’archidiocèse de Kinshasa) et Mgr Dominique Bulamatari (évêque de Molegbe, qui a été ordonné prêtre le même jour que lui). Sa devise épiscopal était « PAX VOBIS ».
Mgr Daniel Nlandu Mayi est le premier prêtre autochtone originaire de la Paroisse Saint François de Sales de Kintambo.
Régis NGUDIE/Congoprofond.net
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
