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Journée internationale des droits de l’homme : la RDC plus qu’engagée à mettre fin aux conflits entre communautés
Placée sous le thème « Réduire les inégalités et faire croitre les droits de l’homme », la célébration de cette journée a lieu ce 10 décembre partout dans le monde. Pour respecter la tradition, le ministère des Droits humains, Albert Fabrice Puela, en collaboration avec le bureau conjoint des nations unies BCNUDH, a organisé la cérémonie officielle pour cette journée internationale dans la salle de spectacle Showbuzz à Kinshasa.
Dans son mot de circonstance, le ministre a précisé que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, a fait des droits humains, son cheval de bataille. Le ministre a fait un état de lieu des droits humains en RDC, tout en soulignant le mécanisme mis en place pour une justice transitionnelle.

Le ministre a promis, dès les semaines qui viennent, les consultations avec les différentes personnalités représentant les communautés en conflit, en vue d’une réparation des abus de droits de l’homme.
» Je lance dès la semaine prochaine, les consultations avec les représentants des toutes les communautés en conflit. Il ne peut pas y avoir la paix, la vraie s’il n’y a pas réparation aux préjudices causés », a expliqué le ministre.

Et d’ajouter: » Notre pays a connu plusieurs conflits entre communautés ou des communautés avec l’État comme ça été au Kasaï avec le phénomène Kamuina Nsapu, à Kisangani et à l’Est du pays à Yumbi et autres contrées de la République. Nous assurons de faire tout pour maintenir la paix en réparant ce qui a été détruit ».
La journée a été mouvementée par plusieurs activités qui ont marqué la cérémonie. Des saynètes, slams, les rappels de la déclaration universelle des droits de l’homme avec les élèves de l’école Petits Lutins.
Il est à noter que la journée est célébrée chaque année le 10 Décembre date d’anniversaire de l’adoption par l’Assemblée générale des nations unies en 1948, de la déclaration universelle des droits de l’homme. A travers cette déclaration, chaque individu en tant que être humain, sans distinction aucune ,est considéré égal à tous. Dans ce document on a proclamé les droits inaliénables de chaque individu en tant qu’être humain sans distinction aucune. Sans distinction de races, de couleur, de sexe ,de langue, de religion, d’opinion politique, ou de toute autre opinion, d’origine nationale ou social,,de fortune, de naissance, ou de toute autre situation.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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« Qu’ils viennent débattre à la télévision » : Le député John Mbonda accuse les gouverneurs militaires de faire de la politique
L’Assemblée nationale a été le théâtre d’une vive charge politique ce vendredi 15 mai. Le député national John Mbonda s’en est ouvertement pris aux gouverneurs militaires des provinces sous état de siège, qu’il accuse de délaisser leur mission sécuritaire pour s’engager dans des confrontations politiques avec des élus nationaux.
Très remonté après les récentes démarches entreprises contre le député Crispin Mbindule, l’élu du Haut-Katanga a dénoncé ce qu’il considère comme une instrumentalisation des services de sécurité contre des parlementaires critiques.
Dans son intervention, John Mbonda a notamment évoqué la lettre attribuée au gouverneur militaire du Nord-Kivu sollicitant des enquêtes contre Crispin Mbindule, ainsi que la plainte déposée contre ce dernier.
« La question que nous nous demandons, est-ce qu’ils sont gouverneurs militaires ? Ils deviennent des politiciens », a lancé le député devant ses collègues.
Pour John Mbonda, les autorités militaires devraient concentrer leurs efforts sur la gestion sécuritaire des provinces sous état de siège au lieu de s’engager dans des querelles politiques.
« S’ils deviennent des politiciens, qu’ils viennent alors sur le plateau des télévisions et ouvrir des débats. Et s’ils sont là pour gérer, qu’ils se concentrent dans les tâches de gérer et non pas entrer dans le terrain politique », a-t-il martelé.
Cette déclaration relance les critiques contre le fonctionnement de l’état de siège instauré dans l’Est de la RDC, une mesure exceptionnelle censée restaurer la sécurité face aux groupes armés mais régulièrement contestée pour ses résultats mitigés et les tensions qu’elle provoque avec certains acteurs politiques.
Face à ces accusations, le bureau de l’Assemblée nationale, représenté par Christophe Mboso, a encouragé les députés à continuer d’exercer librement leur mission de contrôle parlementaire.
Au-delà du cas individuel de Crispin Mbindule, cette polémique met en lumière une fracture grandissante entre représentants élus et autorités militaires dans les provinces sous état de siège. Une situation qui ravive le débat sur l’équilibre entre impératif sécuritaire et respect des principes démocratiques en République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
