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EPST : la Synergie des Syndicats des enseignants de RDC dans la rue ce lundi 25 octobre !
Nul n’ignore que depuis le 04 octobre 2021, date prévue pour la rentree des classes dans le calendrier scolaire 2021-2022, les enseignants des écoles publiques sont en grève.
Trois semaines après, la situation est restée la même. Les cours ne se donnent toujours pas dans ces établissements.
Du côté des autorités de tutelle, on affirme que cette grève est illégale, parce que n’ayant pas suivi la procédure normale.
Pour sa part, la Synergie des Syndicats des enseignants de la RDC affirme, par contre, son caractère légal et décide de passer à des actions à impact visible.
A travers une correspondance référencée : SynEns/JBP/85/2021 du 21 octobre 2021, dont une copie est parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET, elle a informé le Gouverneur de la ville de Kinshasa de la marche qu’elle organise le lundi 25 octobre 2021.
Des copies pour information ont été envoyées au ministre de la Justice et au directeur du Bureau conjoint des Nations-Unies aux Droits de l’homme ( MONUSCO).
Cette marche, précise la lettre, partira du siège de la Synergie dans la commune de Kalamu, pour le Palais du Peuple, siège du Parlement, où un mémorandum sera déposé.
Soulignons que cette marche s’organise au moment où reprennent les négociations entre le Gouvernement et le banc syndical des enseignants.
La journée de lundi 25 octobre 2021 est donc riche en événements relatifs à la grève des enseignants.
Bref, il appartient à tous les acteurs impliqués dans cette crise, d’en trouver un dénouement, car l’education des enfants en pâtit.
Jules KISEMA/Congoprofond.net.
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
