À la Une
Mélissa Yansané : « Gaz Mawete, c’est comme un membre de ma famille ! »
Les relations entre l’artiste musicienne franco-congolaise Mélissa Yansané et Gaz Mawete intéressent plus d’un mélomane, au point où la question reste pendante sur plusieurs lèvres.
Ces deux artistes sont visibles sur les clips de l’un et de l’autre. De « Nalembi » passant par « Bonioma » et « Maitresse » et récemment dans « Bâton magique », Mélissa Yansané et Gaz Mawete ont démontré à l’opinion que leur relation allait largement au-delà de l’amitié.

D’ailleurs, lors de son passage dans l’émission « Amani Hit », la chanteuse affirme: « On est très proche. Gaz, c’est quelqu’un que je considère comme un membre de ma famille…Quand je suis arrivée à Kinshasa, c’est quelqu’un qui m’a ouvert des portes. Si aujourd’hui j’ai un problème, c’est lui que je vais appeler… »
Suffisant pour mettre fin aux spéculations ?
Nouvellement débarquée sur la scène de la musique congolaise, Mélissa Yansané se construit une bonne place dans l’industrie musicale .
Cependant, ses photos avec Gaz Mawete font le tour des réseaux sociaux.
La raison est simple et l’interprète de « Limbisa » l’a tout expliquée avec la simple phase : « C’est comme quelqu’un de ma famille ».
En attendant d’autres prochains rendez-vous, le dernier clip qui unit ces deux jeunes de la musique congolaise urbaine est disponible depuis le samedi 09 août 2021.
Distribué par Universal music Africa et écrit par Gaz Mawete, « Bâton magique » a été réalisé par Jickem Filmmaker.
Encore une jolie œuvre pour celle qui pèse plus de 10 milles abonnés sur YouTube.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
