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Kenge : la chefferie Pelende-nord veut décoller…
Le grand chef de la chefferie Pelende-nord, Louis Makambu Kambamb Mitsunga Mwant Kambamb, vient de signer un protocole d’accord sur la réalisation d’un projet de reboisement avec la société Codevco, une ONGD de droit de l’homme et du développement durable, dans son volet du changement climatique, Ce lundi9 août 2021 à Khobo.
Devant l’administrateur chef de territoire Kazundu Mbaya Placide, la délégation de Codevco conduite par Mr Jéroen They (directeur de cette plateforme du royaume de la Belgique), des représentants de CADIM, et des plusieurs personnalités administratives et politique, le Kiamvu Khobo a fait savoir l’impact qu’aura ce projet à travers ses deux groupements Swakahumba et Swakasongo.
Louis Makambu Kambamb a félicité et remercié ses partenaires pour la rapidité mise dans la signature du contrat.
Ayant fait le déplacement de la Belgique pour Khobo, Jéroen They a confirmé l’engagement de sa structure dans l’accompagnement de ce projet qui consiste à reboiser dix milles hectares repartis en deux groupements précités, Swa-Kahumba et Swa-Kasongo.
Prenant la parole, Kazundu Mbaya Placide, administrateur du territoire de Kenge, a tout d’abord encouragé le numéro un de la chefferie Pelende-nord pour cette initiative. Il a appelé la population de ses deux groupements Swakahumba et Swakasongo de porter leurs mains fortes pour la réussite et la réalisation de projet.
Merlin Twebeja/Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !
Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.
Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.
De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.
Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?
Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
