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Nord-Ubangi : le HCR envisage de délocaliser les réfugiés centrafricains de Yakoma

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Les réfugiés centrafricains logés à Yakoma (province du Nord-Ubangi), seront délocalisés vers Modale, une localité située à quelques 35 Km du chef-lieu du territoire.

C’est l’essentiel de l’information livrée, ce lundi 09 août par le chef de bureau du HCR/Yakoma, Simplice Kpanzi, lors d’un breifing avec les journalistes de la RDC, sur place à Yakoma.

Pour Simplice Kpanzi, cette relocalisation répond aux exigences de principes humanitaires et de sécurisation des réfugiés, qui veulent que les citoyens qui fuient les conflits armés chez eux soient localisés à plus ou moins 50 km des lieux des conflits.

Le chef de bureau du HCR à Yakoma a informé les journalistes que sa structure a pris des dispositions adéquates pour l’accueil de réfugiés. Une approche a été adoptée, qui consiste à placer les réfugiés dans un site plutôt que dans un camp [des réfugiés]. Cette approche communautaire, selon Simplice Kpanzi, permet aux réfugiés de vivre avec la communauté autochtones et à permettre cette communauté à bénéficier de mêmes avantages que les réfugiés. Ainsi, à l’exception des logements construits en faveur des réfugiés, le HCR est entrain de construire diverses infrastructures bénéfiques pour la communauté autochtone. Centre de santé, école, des forges d’eau, etc. Les membres de la communauté autochtone et les réfugiés bénéficient des mêmes conditions en matière de santé ou d’éducation.

Émile YIMBU, envoyé spécial CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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