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Haut-Katanga: « Guerre » des talents au festival « Afiah na Amani » à Pweto Lodge

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A l’initiative du Conseil territorial de la Jeunesse de Pweto, le festival musical de Pweto dénommé « Afiah na Amani » 2021 (littéralement la santé et la paix) a ouvert ses portes depuis le dimanche 13 juin dernier.

Competition opposant des artistes musiciens locaux, cet événement se tient au bord du lac Moero à Pweto Lodge, un site touristique créé par feu Augustin KATUMBA MWANKE, défunt notable de ce territoire du Haut-Katanga.

Lancé officiellement par l’administrateur du territoire Derby Lumbwe, ce dernier a vivement encouragé les organisateurs de demeurer actif dans l’encadrement des jeunes. Dans le lot, il y a le président du Conseil territorial de la Jeunesse, Emery Luba wa Mukalay; le manager Dieudonné Mushitu Weva et Dowo.

Tour à tour, des artistes musiciens défilent sur le podium pour prester au bonheur du public et sous l’œil vigilant du jury.

 

La finale est prévue le 02 août 2021, journée dédiée à la Jeunesse. Plusieurs invités de marque sont déjà annoncés: le dignitaire d’État Augustin KATUMBA Mulumbwe, la miss du Haut-Katanga Bonté Fatuma ainsi que l’artiste musicien lushois Lhomanix KYANZILA.

Soulignons que Pweto est une petite ville dans le territoire du même nom au nord-est du Katanga, située sur la rive nord-ouest du lac Mwero. Elle est connue pour la bataille qui s’y est tenue en 2000 lors de la deuxième guerre du Congo, opposant les forces gouvernementales aux rebelles du RCD soutenus par le Rwanda.

OLIVIER MWAPE/ Congoprofond.net

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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