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RDC : Un ancien président sud-africain annonce le démarrage de la production de «Kamoa Copper S.A»
Reçu la veille par le Chef de l’Etat, l’ancien président sud-africain Kgalema Motlanthe a tenu à porter à la connaissance du public congolais le but de la mission qu’il effectue en République Démocratique du Congo. C’était ce mercredi 26 mai au cours de la conférence de presse qu’il a coanimée à Kimpinsky Fleuve Congo hôtel en sa qualité de membre du Conseil d’administration de «Kamoa Kakula Mines». Il était pour la circonstance entouré d’un parterre des responsables de gestion de « Kamoa Copper S.A ».
Il a été question d’annoncer le démarrage d’ici peu de la production de cette société minière, après trois ans de prospection du terrain et acheminement des machines servant à monter les usines.
On renseigne que ce projet d’exploitation minière regroupe l’Etat Congolais avec des investisseurs privés dont la répartition des parts se présente de la manière suivante : Ivanhoe Mines 39,6% ; Zijin Mining Group 39,6% ; Gouvernement Congolais 20% ; Cristal River Global Limited 0,8%.
D’après les estimations basées sur les réserves trouvées, le gisement de Kamoa Copper S.A se veut la plus grande découverte du cuivre à haute teneur estimée à 2,5 %, non exploitée jusqu’ici au monde. Ledit gisement se trouve à 25 km de Kolwezi, dans la province du Lualaba.
Selon les mêmes estimations, au démarrage de sa production, la Société Kamoa Copper S.A se positionne au deuxième rang mondial dans l’extraction du cuivre. La production au départ sera de 3,8 millions de tonnes de lingots de cuivre par an. Mais, l’ambition est d’atteindre la production de 19.000.000 tonnes se cuivre, et occuper ainsi le premier rang mondial.
C’est une mine à longue durée qui a de l’avenir, capable de tenir sa production jusqu’à 100 ans d’exploitation.
Kamoa Copper S.A, qui fait partie du Groupe Ivanhoe Mines, affiche sa détermination à changer l’image parfois négative qu’ont les Congolais des investisseurs dans le secteur minier. Partant des parts de l’Etat qui pourra encaisser dans un premier temps entre 1 à 3 milliards de dollars, avec 83% des 8000 travailleurs, l’ouverture de ses portes aux sociétés de sous-traitance, Kamoa Copper S.A est un méga investissement dans le secteur minier pour la République Démocratique du Congo.
Elle est une mine souterraine qui observe les normes internationales en matière d’exploitation minière.
Par ailleurs, elle observe le recommandations en matière d’amélioration des conditions de vie dans les milieux d’exploitation. Des écoles, routes et centres de santé sont construits et d’autres en projet en faveur des habitants, soutiennent les conférenciers.
Pour la circonstance, le président honoraire Kgalema Motlanthe a coanimé cette conférence de presse avec la présidente d’Ivanhoe Mines Marna Cloete, la vice-présidente en charge du développement durable Dr Patricia Makhesha, le vice-président chargé des affaires publiques Olivier Binyingo, le président de la chambre des mines Louis Watum, et tout naturellement la représentante du gouvernement Congolais dans Kamoa Copper S.A, Bernadette Mpundu Mpia.
L’inauguration officielle interviendra au mois d’août prochain.
Dom/Le Phare
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Assemblée nationale : John Mbonda dénonce les « intimidations » contre les députés du Nord-Kivu et de l’Ituri
La tension politique est montée d’un cran ce vendredi 15 mai à l’Assemblée nationale. Le député national John Mbonda a lancé un sévère avertissement contre ce qu’il considère comme une série d’« intimidations » visant des élus nationaux issus des provinces placées sous état de siège, particulièrement en Ituri et au Nord-Kivu.
Devant le bureau de la Chambre basse du Parlement, l’élu de Kipushi a dénoncé les pressions qu’exerceraient, selon lui, certains gouverneurs militaires contre les députés qui critiquent leur gestion sécuritaire et administrative. Au cœur de cette controverse figure le député national Crispin Mbindule, récemment ciblé par des accusations et des démarches judiciaires initiées par le gouverneur militaire du Nord-Kivu.
Dans une intervention au ton particulièrement ferme, John Mbonda a rappelé que les députés disposent d’une mission constitutionnelle de contrôle et de dénonciation des dysfonctionnements de l’État.
« Donc c’est un cri d’alarme. Un cri d’alarme pourquoi ? Parce que nos collègues de l’Ituri et du Nord-Kivu, chaque fois qu’ils prennent la parole pour dénoncer la gestion des gouverneurs militaires, souvent ils sont objets des attaques de ces gouverneurs », a déclaré le député.
Selon lui, dénoncer des irrégularités ou critiquer la gestion publique ne peut être assimilé à une infraction.
« Un député, son rôle c’est de dénoncer ce qui ne marche pas. (…) Ce n’est pas que ça devient une infraction ou un crime que quelqu’un a commis », a insisté John Mbonda.
Cette sortie intervient dans un contexte de fortes tensions politiques dans les provinces sous état de siège, où plusieurs élus dénoncent régulièrement des dérives dans la gestion sécuritaire et administrative menée par les autorités militaires.
En réaction, le bureau de l’Assemblée nationale, par la voix du deuxième vice-président Christophe Mboso, a appelé les députés nationaux à poursuivre leur mission de défense des intérêts du peuple sans céder aux intimidations.
À travers cette prise de position, le débat sur les limites du pouvoir des autorités militaires dans les provinces sous état de siège refait surface avec intensité. Derrière le cas Crispin Mbindule, c’est désormais la question du respect du contre-pouvoir parlementaire et de la liberté d’expression des élus qui s’impose au centre de la scène politique congolaise.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
