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Sécurité : la phase de « capitalisation » du Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de la sécurité au centre d’un forum de haut niveau
Il s’est tenu à Kinshasa ce mercredi 19 mai 2021, un Forum de haut niveau sur l’appui de l’Union européenne à la Réforme du Secteur de la Sécurité, volet-Défense au Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD). Il a réuni toutes les parties prenantes de la Réforme du Secteur de la Sécurité, volet-Défense, en RD-Congo. Il s’agit principalement du Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, de l’Etat-Major Général des Forces Armées Congolaises (FARDC), ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Le Forum était le point d’orgue de la phase dite de « capitalisation » du Programme d’Appui à la Réforme du Secteur de la sécurité, Volet-Défense (PROGRESS) qui a consacré 25 millions d’euros de 2015 à 2021 pour accompagner les Forces Armées de la RDC dans l’effort de réforme qu’elles ont entrepris en 2009 dans un souci d’amélioration de leur efficacité et de leur gouvernance.

Selon l’ambassadeur de l’Union Européenne (UE), PROGRESS a été aux côtés des FARDC principalement dans leur démarche de modernisation de la gestion de leurs ressources humaines et financières, et de la modernisation informatique qui sous-tend la transparence et l’efficacité des procédures. Le projet a aussi soutenu les FARDC dans leur engagement pour le respect des droits humains, facilitant le rapprochement de l’Armée avec la population congolaise.
Jean-Marc Châtaigner a aussi, par les mêmes circonstances, plaidé pour une justice transitionnelle afin que les victimes des atrocités des conflits asymétriques à Kananga et dans la partie Est du pays où la guerre qui a fait plus de deux décennies a aussi réalisé des victimes. Il a insisté que sans une réparation des victimes, la paix est loin d’être recouvrée.

Pour sa part le ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants, Gilbert Kabanda Kurhenga, qui a ouvert et clôturé le forum, a remercié l’UE qui est restée un partenaire privilégié dans l’appui de la réforme des forces armées congolaises.
Le point focal des FARDC au PROGRESS et directeur des études stratégiques, le colonel Christophe Adjanga, a expliqué que ce projet a consacré plus d’un million d’euros à l’acquisition des serveurs, matériels informatiques et bureautiques, matériels de communication et kits biométriques afin de fournir un outillage de base pour la gestion des FARDC ; participé à la rédaction de guides et manuels de gestion ; organisé des sessions de formation à tous les niveaux à la fois au centre et en région; contribué à mettre en place des systèmes de formation pour perpétuer les acquis; et apporté des outils techniques qui vont aider les autorités militaires à identifier leurs priorités stratégiques et planifier l’utilisation de leurs ressources en fonction des moyens. Ces outils sont aujourd’hui directement utilisés par les cadres des FARDC pour l’élaboration du plan sectoriel à moyen terme dont elles ont besoin pour s’inscrire dans le processus de réforme nationale des finances publiques, mais aussi pour améliorer leur efficacité opérationnelle.
Il a aussi révélé l’élaboration de la stratégie nationale de sécurité. Ce document qui va permettre l’intégration de tous les secteurs de sécurité. Par exemple l’ANR, le ministère de l’Intérieur, la DGM et l’armée, le ministère de la Justice, le ministère des Finances, etc.
Il est à noter que dans le cadre de la révision du cadre national de dépenses à moyen terme 2020-2022, les FARDC ont élaboré un plan sectoriel défense assorti d’un plan d’actions prioritaires. Et cette stratégie sectorielle qui va permettre au secteur défense de se développer.
Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Lutte contre le blanchiment d’argent : La RDC mise sur la régulation des jeux pour sortir de la liste grise du GAFI
Face aux défis liés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme, le gouvernement congolais accélère la réforme du secteur des jeux d’argent. Lors d’une réunion tenue au Centre financier de Kinshasa, la Cellule de surveillance des jeux d’argent a présenté aux opérateurs les nouvelles orientations destinées à renforcer la transparence financière et la crédibilité internationale de la RD Congo.

Un enjeu stratégique pour l’image du pays
La RDC figure actuellement sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI), une situation qui constitue un frein à l’attractivité des investissements étrangers et complique les relations avec certaines institutions financières internationales.
Pour le coordonnateur de la Cellule de surveillance des jeux d’argent, Dieudonné Ntumba, la réforme du secteur constitue une priorité nationale.
Selon lui, une meilleure régulation des activités de jeux permettra de renforcer le contrôle des flux financiers, de prévenir les circuits illégaux et d’améliorer l’image du pays auprès des partenaires internationaux.
Le ministère des Finances en première ligne
Cette réforme est portée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, qui multiplie les initiatives visant à renforcer les mécanismes de conformité financière et à rapprocher la RDC des standards internationaux de gouvernance.
Au cours de la rencontre, Didier Bobwa Wese, chargé du système d’information et du monitoring des opérations des jeux au ministère des Finances, a souligné que l’absence d’un encadrement rigoureux expose le pays à d’importants risques sociaux et économiques.
Il a appelé les opérateurs à accompagner activement la transformation du secteur afin de construire un environnement plus transparent, plus compétitif et mieux sécurisé.
Une surveillance numérique renforcée
Au cœur de la réforme figure la création d’une plateforme de régulation centralisée permettant aux autorités de suivre les opérations financières des opérateurs en temps réel.
Cette innovation vise à détecter plus efficacement les anomalies, renforcer les mécanismes de contrôle et garantir une meilleure traçabilité des transactions.
Les opérateurs ont exprimé leur adhésion aux objectifs poursuivis par les autorités.
Les prochaines étapes porteront notamment sur des sessions techniques destinées à finaliser leur intégration au nouveau système de régulation.
Pour les autorités congolaises, cette collaboration est indispensable afin de bâtir un secteur des jeux d’argent conforme aux exigences internationales, capable de protéger les joueurs, de sécuriser les recettes publiques et de contribuer à l’amélioration de la réputation financière de la RDC sur la scène mondiale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
