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Foot-Féminin : le jubilé de Cyrille Zuma célébré avec faste ce 08 mars
Une manifestation haut en couleurs a été organisée ce lundi 08 mars au stade des Martyrs, par la Famille Congo Football, sous le haut patronage du président de la fédération congolaise de football, Constant Omari Selemani, à l’honneur de l’ex capitaine des Léopards dames, Cyrille Zuma à l’occasion de son jubilé.
Coïncidant également avec la journée dédiée aux droits des femmes, le jubilé de Cyrille Zuma a été rehaussé par la présence de ses amis, anciennes coéquipières, les joueuses de l’équipe nationale dames actuelle, les femmes des médias ainsi que plusieurs femmes et autres personnalités sportives venues pour célébrer ensemble cet événement en l’honneur de cette dame qui a pris part à deux Coupes du Monde de Football.

Pour bien célébrer cette journée, l’équipe mondialiste, soit l’ancienne équipe nationale en compagnie de Cyrille Zuma, a joué un match de gala avec les joueuses qui composent l’actuelle équipe nationale. Un match gagné 3-0 par les actives, c’est-à-dire celles qui jouent encore au football. Qu’à cela ne tienne, le score importait peu, puisque c’était juste une occasion pour Cyrille de célébrer son jubilé et dire officiellement ses adieux en jouant au football après 10 ans de service avant d’embrasser la carrière d’entraîneur.

Après ce match de football, les invités et les deux équipes se sont retrouvés au salon présidentielle du stade des Martyrs pour la remise des cadeaux à leur ancienne capitale de l’équipe nationale.
De la famille « Congo Football » tous habillés en t-shirt signé « Jubilé Cyrille Zuma », en passant par la Ligue de Football Féminin, ainsi que la Fédération et les joueuses, Cyrille Zuma a bénéficié de plusieurs cadeaux entre autres : un congélateur, des pagnes, des enveloppes et autres.

Notons par ailleurs que le président de la FECOFA qui a patronné cet événement, étant absent du pays, a fait un message à Cyrille Zuma via les réseaux sociaux. Ce dernier a promis à Zuma un accompagnement indéfectible de la Fédération qui va mettre des moyens à sa disposition pour qu’elle poursuive son métier d’entraîneur qu’elle pratique depuis un temps déjà.
De son côté, le célèbre journaliste congolais Claude François Kabulo, pour avoir assisté deux fois à la coupe du monde qu’a joué Cyrille, a également fait des éloges à l’endroit de cette ancienne prodige des Léopards dames.

10 ans de bonheur
Cyrille Zuma, née le 25 novembre 1988 à Kinshasa (33 ans ), fut avant-centre de soutien et capitaine de Léopards dames de la RD Congo. La diplômée d’Etat en pédagogie générale a précocement manifesté sa passion pour le sport-roi en jouant au football avec les garçons de son quartier.
Elle a démarré sa riche carrière footballistique en 2003 et elle est restée active jusqu’en 2013.

L’internationale Zuma a connu un parcours élogieux. Elle a fait deux fois la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations au Nigeria et dont une fois quart-finaliste.
Elle a également participé à deux phases finales de la Coupe du Monde avec les Léopards dames juniors en Russie et au Chili.
Meilleure joueuse et capitaine de Léopards dames, la mondialiste Zuma a évolué pendant plusieurs années dans le FCF Grand Hôtel Kinshasa.
Meilleure buteuse du championnat à deux reprises, elle est détentrice du trophée Ndembo Awards.
Cyrille Zuma a débuté sa carrière footballistique dans l’équipe de Mbilinga de Matete en RDC, en passant par la Source et la Colombe de Brazzaville au Congo, ainsi que Progresso Do Sambizanga d’Angola et Bayelsa du Nigeria. Elle a mis fin à sa carrière dans l’équipe féminine du Grand Hôtel Kinshasa.
Actuellement, Cyrille Zuma est détentrice de la licence fédérale B et entraîneur de l’AC N’Sele, club du quartier 6 de la commune de N’Djili évoluant à la deuxième division de l’Entente urbaine de Tshangu.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Arrestation de Benjamin Babunga au Burundi : Son comité de soutien exige sa libération immédiate
L’arrestation de Benjamin Babunga par les services de renseignement burundais continue de susciter de nombreuses réactions en République démocratique du Congo. Dans une déclaration publiée ce 30 mai à Kinshasa, le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC a exprimé sa « vive inquiétude » face à cette situation et a appelé les autorités burundaises à procéder à sa libération sans délai.
Présenté comme pasteur, humanitaire, historien et acteur engagé dans le débat public, Benjamin Babunga s’est notamment illustré par ses analyses sur la gouvernance et les conflits qui secouent la région des Grands Lacs. Selon le comité, ses interventions ont toujours relevé du débat démocratique et de l’expression citoyenne.
« Par ses interventions publiques, ses écrits et son engagement citoyen, il a toujours contribué au débat démocratique sur des questions d’intérêt général », souligne le communiqué. Les signataires estiment que ses prises de position relèvent pleinement de « l’exercice légitime de la liberté d’expression ».
Des inquiétudes renforcées par des menaces antérieures
Le comité affirme suivre l’évolution du dossier avec une profonde préoccupation, d’autant plus que Benjamin Babunga aurait déjà été confronté à des menaces en raison de ses opinions.
« Notre inquiétude est d’autant plus grande que Monsieur Benjamin Babunga a déjà été victime par le passé de menaces de mort », indiquent les auteurs de la déclaration, qui craignent pour sa sécurité et le respect de ses droits fondamentaux.
La défense de la liberté d’expression au centre du plaidoyer
Dans leur communiqué, les soutiens de l’historien congolais rappellent que la liberté d’expression constitue un droit fondamental garanti par les principes démocratiques et les instruments internationaux de protection des droits humains.
« Aucun citoyen ne devrait être arrêté, inquiété ou privé de sa liberté en raison de ses opinions politiques, de ses analyses ou de ses critiques à l’égard des politiques publiques », écrivent-ils.
Le comité considère également que les idées doivent être combattues sur le terrain du débat public et non par des mesures privatives de liberté. « L’expression pacifique d’opinions, même critiques, ne saurait être assimilée à une infraction. Les idées se combattent par le débat, jamais par la répression », insiste le document.
Appel aux organisations internationales
Au-delà de la demande de libération adressée aux autorités de Bujumbura, les auteurs du communiqué appellent plusieurs institutions internationales à suivre de près cette affaire. Les Nations unies, l’Union africaine, la Communauté d’Afrique de l’Est ainsi que diverses organisations de défense des droits humains sont notamment interpellées.
Pour le Comité de soutien à Benjamin Babunga RDC, cette affaire dépasse le seul cas de l’historien congolais et touche à des principes universels. « La privation de liberté pour des opinions constitue une atteinte grave aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux », souligne le texte.
Un appel au respect de l’État de droit
Les signataires estiment que la défense des droits de Benjamin Babunga participe également à la protection des libertés de l’ensemble des citoyens. Ils espèrent enfin que les autorités burundaises privilégieront une solution conforme à l’État de droit et aux engagements internationaux du Burundi en matière de droits humains, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de Benjamin Babunga.
Franck Kaky / CongoProfond.net
