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Kwango : le Renovac fait preuve de grandeur
L’absence du Renovac dans la nouvelle équipe gouvernementale du Kwango à l’issue du remaniement opéré fin janvier par le gouverneur Jean-Marie Peti-Peti, a deffrayé la chronique à Kenge et dans les milieux politiques de Kinshasa. Nombreux ont vu un bras de fer serré entre le directoire du parti de l’honorable Romains Mavudila et le chef de l’exécutif provincial du Kwango. La situation a été difficile à gérer au point que le gouverneur et son vice-gouverneur, Léopold Kangulumba, se sont regardés en chiens de faïence.
Mais contre toute attente, le Renovac a choisi le chemin de la sagesse. « La paix chez nous », a fait entendre le secrétaire général a.i du Renovac, le professeur Romains Mavudila, qui a fait le déplacement de Kenge pour appeler au cessez-le-feu.
Alors qu’on l’attendait dans des déclarations politiques, le prof Mavudila a réuni les deux camps antagonistes pour les aider à enterrer la hache de guerre.
Ce vendredi 12 février, Jean-Marie Peti-Peti et Léopold Kangulumba se sont rencontrés pour la première fois dans la même pièce depuis le retour du gouverneur à la tête du gouvernement provincial. Les deux hommes ont décidé de mettre l’intérêt de la province au-dessus des guéguerres interpersonnelles.
Jean-Marie Peti-Peti a rappelé à l’occasion les obligations qu’ils ont à s’entendre : « Nous sommes de vieux amis, et nous avons la responsabilité sur le Kwango que nous devons construire ensemble », a-t-il fait savoir.
Cette réconciliation au sommet de la province est un exploit pour Romain Mavudila. Un exploit à mettre aussi dans l’actif de son parti politique le Renovac. Plusieurs personnes y ont échoué, en n’ayant pas pu remettre les deux gouverneurs à la même table.
Il se pose à présent la question sur les erreurs politiques commises. Que va-t-il se passer à propos l’absence du Renovac dans l’équipe gouvernementale ? La question vaut son pesant d’or, car le conflit et la crise politique au Kwango ont été alimentés en grande partie par l’injustice qui a été constatée dans la configuration du dernier remaniement.
En acceptant de se réconcilier avec son vice-gouverneur et le Renovac, le gouverneur Peti-Peti a implicitement accédé à corriger l’erreur et à remettre dans ses droits le Renovac, suivant les accords politiques qui font de lui le ticket gagnant des élections d’avril 2019. Ces accords attribuent au Renovac deux ministères, la Santé et l’Environnement.
Pour Romains pp Mavudila, la balle est dans le camp de Jean-Marie Peti-Peti ! Le gouverneur a, en effet, le devoir de donner un sens à la réconciliation que les Kwangolais ont applaudi et à la cristalliser par des actions palpables. Ainsi, il est tenu de corriger le dernier arrêté consacrant la nouvelle équipe du gouvernement, en vue de la réintégration du Renovac.
« Si le gouverneur par hasard ne le fait pas, nous allons prendre acte et on va le laisser travailler, en lui faisant comprendre qu’il sera tenu responsable de ce qui va arriver au Kwango », a indiqué Romains Mavudila ce matin à CONGOPROFOND.NET.
Le gouverneur Jean-Marie Peti-Peti et la délégation du Renovac se rencontrent encore ce dimanche, pour examiner ensemble les mécanismes de correction de ce qui doit être fait.
Émile YIMBU/CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
