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Kasumbalesa : un sectionnaire de l’UDPS tabassé à mort, sa résidence incendiée !
Les violons ne s’accordent plus entre la fédération de l’UDPS/ Kasumbalesa et la base « Bilanga ». Au coeur des dernières escarmouches de ce mardi 01 décembre 2020 : le retour fracassant d’Isaac Tshiswaka, leader de la base Bilanga, coïncidant ainsi avec la visite du travail de la ministre nationale de l’Economie dans cette partie du pays.
Tenant un meeting à la place Kabulo, Isaac Tshiswaka a lancé un message de désobéissance contre les autorités provinciales opposées au « Bilanga », nom donné à la contrebande locale. » Les autorités du Haut-Katanga doivent avoir l’amour du peuple qui souffre pendant cette période des fin d’année! », a-t-il harangué.

Le président sectionnaire de l’UDPS tabassé
Juste après le meeting, les partisans de Tshiswaka ont pris d’assaut la route principale jusqu’à leur quartier général de Bilanga. Sur place, dans un cafouillage indescriptible, ils ont mis à sac la résidence de Kabwika Ntambala, nouvellement nommé président de la section Musumali de l’UDPS.
Quant au propriétaire du lieu, Kabwika, il a été copieusement tabassé, ainsi que sa femme et ses enfants. Plusieurs biens de la maison ont été calcinés.

Au moment où ces lignes sont couchées, les victimes suivent toutes des soins appropriés.
Affirmant avoir formellement identifié les auteurs de cette barbarie, Kabwika Ntabala rapporte que sa famille et lui ont été agressés violemment par les « Combattants de Bilanga » qui déclaraient que, pour eux, le seul fédéral c’est Isaac Tshiswaka. » Ils ont remis en cause la nomination de Gabriel TSHIMANGA comme fédéral par la hiérarchie du parti au niveau national », précise monsieur Kabwika.
Interrogé sur cette situation par CONGOPROFOND.NET, le président fédéral Gabriel TSHIMANGA a dit qu’il se réserve le droit de saisir la justice contre les auteurs de ces actes ignobles. » Nous n’avons jamais été saisi du retour de Tshiswaka à Kasumbalesa. Il n’a pas qualité d’engager l’UDPS/Kasumbalesa(…) Tshiswaka à un problème avec la justice… », a-t-il rappelé.
S’agissant des dégâts causés par les acolytes de Tshiswaka, il a confirmé que le sectionnaire de l’UDPS est grièvement touché, autant sa femme et ses enfants. « Nous regrettons ce comportement et invitons la justice à faire son travail », déclare Gabriel TSHIMANGA MBUYI.

Notons que le nommé Tshiswaka est visé par la justice de la province du Haut-Katanga pour plusieurs griefs à sa charge.
JOSEPH MALABA/CONGOPROFOND.NET
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Kenge : Des réactions contrastées à l’annonce du retour de 2 magistrats
L’annonce du retour prochain à Kenge du magistrat Makwanza et du procureur Émile Ndjale continue de susciter des réactions au sein d’une partie de la population du chef-lieu de la province du Kwango, particulièrement parmi certains groupes de jeunes.
Selon plusieurs sources locales, des discussions seraient en cours au sein de la jeunesse afin d’évaluer les actions à entreprendre pour exprimer leur désaccord avec cette éventuelle réaffectation. Des consultations informelles se tiendraient notamment autour de l’organisation d’activités citoyennes destinées à faire entendre leur position.
D’après les informations recueillies, plusieurs options seraient envisagées. Certains jeunes évoqueraient la possibilité de profiter de la marche de l’opposition prévue le 3 juin pour faire connaître leurs préoccupations, tandis que d’autres privilégieraient une initiative distincte à une date ultérieure afin de démontrer leur mobilisation.

Un retour qui ravive des controverses passées
Le magistrat Makwanza et le procureur Émile Ndjale avaient déjà fait l’objet de critiques de la part d’une frange de la population locale concernant leur gestion de certains dossiers judiciaires. À l’époque, plusieurs accusations avaient été formulées à leur encontre par des citoyens et des organisations locales.
Ces allégations portaient notamment sur de supposés abus dans l’exercice de leurs fonctions ainsi que sur des comportements jugés incompatibles avec leurs responsabilités. Toutefois, il convient de rappeler que ces accusations relèvent des dénonciations faites par leurs détracteurs et qu’elles n’ont pas nécessairement fait l’objet de décisions judiciaires définitives établissant leur responsabilité.
En juillet 2025, un mouvement de contestation populaire avait conduit à une forte tension dans la ville de Kenge, poussant les deux magistrats à quitter temporairement leur poste.
Entre interrogations et attentes
L’éventualité de leur retour suscite aujourd’hui diverses interrogations au sein de la population. Certains habitants estiment que cette décision risque de raviver des tensions encore présentes, tandis que d’autres appellent au respect des procédures administratives et judiciaires en vigueur.
Dans ce contexte, plusieurs observateurs plaident pour l’apaisement et le dialogue afin d’éviter toute escalade et de garantir le maintien de l’ordre public. Les autorités compétentes sont également attendues sur leur capacité à gérer cette situation avec sérénité et dans le respect de l’État de droit.
Alors que les spéculations se multiplient, l’attention reste désormais tournée vers les prochaines décisions administratives et les réactions qu’elles pourraient susciter au sein de la population de Kenge.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
