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Littérature : » MA VIE » de Germain M’Beku passe en revue les 60 ans de la RDC
Les amoureux de la lecture étaient nombreux, ce mercredi 25 novembre au Musée national de la RDC, au vernissage de l’oeuvre autobiographique de Germain M’BEKU IKANGA KAMBALA, intitulé » Ma Vie ».
Édité aux Éditions Pangolin à Enghien en Belgique, l’ouvrage rappelle ce qu’a été le parcours de l’auteur sur la terre des hommes.
Prenant la parole, le professeur Paul Bakwalufu, directeur général de l’Institut national des musées nationaux du Congo, a félicité l’auteur en révélant qu’il fût jadis son enseignant et actuellement son grand ami.
» Merci pour ces 50 ans d’amitié, Merci pour ce livre! », a-t-il déclaré.
Quant au ministre de la Culture et des Arts, il a insisté sur l’exemple que ce livre inspire aux jeunes générations. » Beaucoup parlent de leurs vies, mais peu en laissent des écrits. Par ce livre, l’auteur devient un modèle vivant aux générations futures afin que les échecs des autres deviennent des leçons pour nous. Le mot le plus court avec tous son sens est MERCI. MERCI pour l’ouvrage qui vient enrichir la culture congolaise… », a-t-il salué.
Zoom sur » Ma Vie »
En lisant ce livre l’on voit que l’auteur a été au centre des événements que le Congo a connus depuis les années soixante. Tous les faits sont parallèles à sa vie : sécessions, rébellions, parti-état, discours du 24-avril-1991, multipartisme, Conférence nationale souveraine, Parlement de transition, Sénat après la prise du pouvoir par l’AFDL, différents cabinets ministériels, etc.
Dans tout ce long itinéraire, le carrefour le plus remarquable est sans aucun doute la SOMINKI où il a occupé le plus important poste.
En somme, il s’agit de deux décennies d’une vie riche en péripéties. Des immenses joies ponctuées des déceptions, des douleurs profondes peintes en couleurs sombres. Un vrai poignard dans le dos, au regard des efforts déployés dès le jeune âge : une expérimentation réelle de cette pensée de Mao Tsé Toung : « Plus on monte, plus le choc est dur en tombant » !
Les Congolais sont vivement appelé à consommer cette oeuvre sans modération et à plonger dans l’univers de ce natif du village Kama.
Dorcas Ntumba/CONGOPROFOND.NET
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
