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Finances publiques : la RDC en voie d’accéder au Programme triennal formel du FMI
L’état de la coopération entre la RDC et le Fonds monétaire international (FMI) et l’approbation du soutien financier de la Banque Africaine de développement à la RDC sont les deux points évoqués par le ministre des Finances José Sele Yalaghuli, lors de la 51e réunion du conseil des ministres tenue vendredi 02 octobre 2020 sous la direction du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi.
Exposant sur ces sujets, José Sele Yalaghuli a fait part au Conseil que par rapport à l’approbation du soutien financier de la Banque africaine de développement (BAD), un montant de 142 millions Dollars américains a été octroyé à la RDC. D’après l’argentier national, ce montant se repartit en don pour 72 millions de Dollars américains, et en prêt pour 70 millions de dollars américains.
En appui à la politique économique du Gouvernement, a-t-il rappelé dans son mot, le FMI avait déboursé en faveur de la RDC des fonds dans le cadre de la Facilité rapide de crédit. Le premier paiement était relatif à la balance des paiements, et le second à l’appui budgétaire.
À l’en croire, l’élan pris par la RDC au cours de la période de septembre à décembre 2019 a été couronné par la réalisation de tous les critères quantitatifs et structurels. « L’avènement de la Covid-19 avait freiné cet élan », a regretté José Sele Yalaghuli.
Il a rappelé que l’évaluation du « Programme de référence » comprenant neuf critères quantitatifs, entre janvier et mai 2020, a été affectée par cette situation de la Covid-19. A la suite des discussions virtuelles entre les deux parties, a-t-il laissé entendre, des conditions ont été préconisées en vue de l’accès de la RDC au Programme triennal formel avec le FMI. Après débats et délibération, ce dossier a été adopté.
Pour rappel, le SMP (Staff monitored program) conclu en octobre 2019 entre le FMI et la RDC s’etait clôturé à la fin du mois de mai 2020 dans un contexte de crise sanitaire internationale causée par la Covid19. Cela a ainsi créé le décalage de la dernière évaluation de la mise en oeuvre de ce programme intérimaire.
Toutefois, grâce à ce dernier, le pays de Félix Antoine Tshisekedi avait bénéficié, à deux reprises, de la Facilité rapide de crédit (FRC) d’un montant total de plus de 730 millions Dollars américains, entre décembre 2019 et mai 2020. La bonne exécution de ces facilités a accéléré des négociations en vue de la conclusion d’un programme triennal avec le FMI.
Muamba Mulembue Clément/Congoprofond.net
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25 mai : L’ambassadeur Dr Lohanga Konga Jospin présente le kimbanguisme comme un instrument du “soft power africain”
Le message livré le 25 mai 2026 par le Dr Jospin Lohanga Konga, ambassadeur itinérant de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, dépasse largement le seul cadre religieux.
À travers une communication accordée à congoprofond.net à l’occasion de la Journée mondiale de l’Afrique et de la Noël kimbanguiste, le diplomate spirituel a développé une véritable vision géopolitique du kimbanguisme, présenté comme un outil d’influence culturelle et civilisationnelle africaine.

Le kimbanguisme comme levier stratégique africain
Dans son intervention, le Dr Lohanga a défendu l’idée d’un « soft power africain » fondé sur les valeurs spirituelles, culturelles et historiques propres au continent.
Trois axes majeurs ont été mis en avant :
– enseigner une histoire africaine complète et décomplexée ;
– faire du kimbanguisme un levier d’influence culturelle africaine ;
– bâtir des partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.
Cette orientation inscrit clairement le discours dans la perspective de l’Agenda 2063 de Union africaine, programme stratégique visant à construire « l’Afrique que nous voulons ».
La diplomatie des langues africaines
Autre élément marquant : le caractère multilingue du message.
Après le français et l’anglais, le discours a été relayé en Lingala, Kikongo, Kiswahili et Tshiluba. Pour le Dr Lohanga, cette démarche ne relève pas du simple symbole, mais d’une volonté affirmée de replacer les langues africaines au cœur de la renaissance continentale.
Dans un contexte où les institutions africaines demeurent encore largement dominées par les langues héritées de la colonisation, cette initiative apparaît comme un acte culturel fort.
Entre spiritualité et diplomatie
À travers cette communication, le Dr Jospin Lohanga Konga confirme son rôle de diplomate spirituel engagé dans le rayonnement du kimbanguisme et de l’Afrique.
Son discours conjugue foi, mémoire, identité et stratégie continentale dans une même vision intellectuelle et géopolitique.
Au moment où l’Afrique cherche de nouveaux repères dans un monde en mutation, cette parole venue de Nkamba rappelle que l’influence des nations se joue aussi dans les récits culturels, les symboles et les héritages spirituels.
Barca Horly Fibilulu Mpia/CONGOPROFOND.NET
