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RDC : le cahier des charges des miniers présenté à F. Tshisekedi
L’industrie minière congolaise est en proie à plusieurs difficultés qui entravent son bon fonctionnement.
Dans le soucis d’assainir et de booster ce secteur, le Président de la république, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a eu une séance de travail ce mardi 8 septembre avec les opérateurs miniers conduits par le premier ministre Sylvestre ILUNGA, en presence du ministre des Mines Willy Kitobo et du Gouverneur de la Banque Centrale du Congo ( BCC).
Dans leur cahier des charges, les miniers ont notamment présenté la question de la TVA, les compensations et l’implication de la DGA.
En ce qui concerne la TVA, le ministre des Mines a indiqué qu’il est envisagé un mécanisme de remboursement de celle qui avait été collectée les années antérieures. Willy Kitobo a aussi affirmé que cette question avait déjà été débattue par le gouvernement qui attend les conclusions de la commission ad hoc.
Sur la question de compensation, le ministre des Mines a déclaré que les discussions à ce sujet sont en cours et qu’une solution idoine sera trouvée dans les prochains mois.
De son côté , le président de la chambre des Mines de la RDC, Louis WATUM, a déclaré que les revendications des opérateurs miniers ont trouvé une oreille très ententive auprès du Chef de l’État dont ils saluent l’ouverture et la disponibilité vis-à-vis de leurs préoccupations.
Etant donné que l’économie de notre pays repose essentiellement sur l’industrie minière, a-t-il ajouté, les miniers ont jugé nécessaire et indispensable de soulever le problème du blocage des comptes de quelques industries minières, tout en demandant qu’on puisse surseoir toutes ces mesures afin de permettre qu’il y’ait un bon climat des affaires.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Aéroport de Bangoka sous attaque : L’AFC/M23 revendique l’opération
L’aéroport international de Bangoka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo, a de nouveau été la cible d’une attaque attribuée à la rébellion de l’AFC/M23, ravivant les inquiétudes autour de l’extension du conflit armé vers des zones éloignées des lignes de front traditionnelles. Selon plusieurs sources concordantes, des drones kamikazes auraient été utilisés pour viser cette infrastructure stratégique à usage civil et militaire.

Dans un communiqué relayé par plusieurs médias, l’AFC/M23 a revendiqué l’opération, affirmant avoir ciblé un centre de commandement de drones des FARDC installé à l’aéroport de Bangoka. Le mouvement rebelle soutient vouloir empêcher l’utilisation de cette plateforme pour des frappes contre les zones sous son contrôle.
Les autorités congolaises, de leur côté, dénoncent une nouvelle escalade sécuritaire mettant en danger les populations civiles et les activités aériennes dans la région. Déjà au début du mois de février puis en mars 2026, plusieurs attaques similaires avaient été signalées contre le même aéroport, sans provoquer officiellement de dégâts majeurs ni de pertes humaines. Les FARDC avaient alors annoncé avoir intercepté plusieurs drones avant qu’ils n’atteignent leurs cibles.
Situé à une vingtaine de kilomètres du centre-ville de Kisangani, l’aéroport international de Bangoka constitue une infrastructure stratégique majeure de la RDC. Il sert aussi bien aux vols civils qu’aux opérations militaires et logistiques.
Cette attaque intervient dans un contexte régional particulièrement tendu, alors que les affrontements persistent dans l’Est de la RDC malgré plusieurs initiatives diplomatiques et des discussions de cessez-le-feu engagées sous médiation internationale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
