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RDC: des sénateurs américains appellent au démantèlement du système « Kabila » pour enrayer la corruption
Les sénateurs américains Jim Risch (R-Idaho) et Bob Menendez (DN.J.), président et membre de rang du Comité des relations extérieures du Sénat, avec les sénateurs Marco Rubio (R-Fla.), Tim Kaine (D -Va.), Ted Cruz (R-Texas), Chris Coons (D-Del.), David Perdue (R-Ga.), Ben Cardin (D-Md.) Et Cory Booker (DN.J.), ont envoyé une lettre au secrétaire au Trésor Steven Mnuchin et au secrétaire d’État Mike Pompeo encourageant l’administration américaine à profiter de cette occasion historique pour aider à relever les défis structurels en République démocratique du Congo (RDC) pour enrayer la corruption de haut niveau et mettre fin à la violence systématique contre le peuple congolais.
« Les États-Unis ont une opportunité historique de contribuer à relever les défis structurels en RDC en travaillant avec des partenaires pour construire des institutions démocratiques fortes, en mettant particulièrement l’accent sur celles qui combattent la corruption et établissent l’état de droit », ont-ils écrit dans une correspondance parvenue à la rédaction de CONGOPROFOND.NET ce mardi 18 août 2020, traduit à l’aide de Google.

En particulier, ont-ils estimé, les efforts américains devraient se concentrer sur le démantèlement du système kleptocratique de l’ancien président Kabila de telle sorte que les vastes richesses naturelles de la RDC profitent au peuple congolais.
« Sans s’attaquer à la corruption et à son impact sur les questions de gouvernance, du conflit violent aux élections et aux droits humains, ce bref moment de promesse sera perdu pour les mêmes forces qui ont contribué à une histoire d’exploitation en RDC », ont-ils ajouté.

À eux de poursuivre: « Si l’administration Tshisekedi peut démontrer des progrès dans la lutte contre la corruption et faire progresser les réformes pour répondre aux besoins du peuple congolais, cela affaiblira le système prédateur qui a frappé le pays et laissé trop de citoyens vivant dans la pauvreté et vulnérables à la violence ».
Les membres ont continué: « Nous sommes impatients de travailler avec vous pour soutenir un système de gouvernance réformé en RDC qui donne la priorité au bien-être du peuple congolais ».
Par ailleurs, la lettre encourage les départements du Trésor et de l’État à travailler ensemble pour:
-Faire progresser la réforme électorale;
-Élargir les sanctions ciblées;
-Prendre des mesures anti-blanchiment;
-Faire des réformes anti-corruption une condition des prêts non urgents du Fonds monétaire international;
-Aborder l’or du conflit.

Rappelons-le, l’administration américaine soutient l’actuel Chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi dans sa lutte acharnée contre la corruption et pour le respect des Droits de l’homme.
MUAKAMU CLÉMENT/CONGOPROFON.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
