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Actualité

Nord-Kivu : une pétition pour l’imposition de la paix à l’Est en gestation

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L’annonce a été faite ce lundi 17 août à Goma par 4 mouvements citoyens dont « Génération Positive » (GP), « Raiya Anasimama », « Mouvement National Congolais » (MNC) la « Véranda Mutsanga » et l’ »Initiative Congo Amani Leo ». C’était au cours d’une conférence de presse animée par ces mouvements pro.

Ils justifient le lancement de cette pétition par le fait que la RDC, en général et à l’Est de la RDC, en particulier, n’a jamais connu de paix, voilà environ 3 décennies jusqu’à ce que la vie des êtres humains est déjà banalisée.

Pour eux, trop c’est trop et il est maintenant temps de montrer à la face du monde et aux autorités que la paix à Beni, à l’Est de la RDC, est plus qu’une nécessité parce que la souffrance a dépassé les limites.
« On a banalisé les meurtres des êtres humains, les assassinats de la population congolaise. On ne peut pas banaliser le meurtre des êtres humains. Raison pour laquelle, nous avons eu cette idée. Nous devons nous mobiliser pour une nouvelle approche, celle en l’occurrence de l’imposition de la paix. Nous disons que ça doit s’arrêter maintenant! Quelque part, il faut que ça s’arrete! Raison pour laquelle, nous avons dit et avons initié cette action en nous appuyant sur la constitution de la République Démocratique du Congo en signant une pétition et cette pétition devra être accompagnée par au minimum 200.000 signatures pour que cette question ne soit plus traitée comme un problème commun, mais que l’on puisse traiter cette question comme un problème qui nécessite l’ extrême urgence car on a trop souffert », a expliqué Jamal Usen, coordonnateur de initiative « Congo Amani leo ».

Il précise, par ailleurs, que cette pétition sera mise en ligne pour permettre à ceux qui n’auront pas la chance de l’avoir physiquement. Elle concerne toutes les villes de la province notamment Goma Butembo et Beni. Son lancement interviendra le dimanche 23 août à l’esplanade l’Institut Supérieur de Commerce (ISC /Goma) avec un méga concert des artistes engagés pour la paix.

Toujours dans ce cadre du lancement, le lundi 24 août, il sera question d’une marche pacifique qui chutera au gouvernorat de province pour le dépôt de ce document, nous a-t-il précisé.

A lui d’ajouter que cette pétition sera transmise à la CIRGL et aux Nations-Unies.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Politique

« Ville morte » du 3 juin : La C64 salue une mobilisation « disciplinée » et annonce une série d’actions avec un accompagnement républicain

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S’exprimant la journée « ville morte » observée ce 3 juin 2026, la Coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel a publié un communiqué d’étape dressant un premier bilan.

1. Satisfaction de la C64

Dans le document signé par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund, Moïse Katumbi, Augustin Matata et Delly Sesanga, la C64 « salue la forte adhésion des citoyens » à l’opération. Pour la coalition, cette mobilisation à Kinshasa et dans plusieurs villes « témoigne du rejet catégorique par les congolais de toute velléité de changement de constitution ».

La C64 félicite « les congolais pour avoir répondu nombreux à cet appel de manière pacifique, digne, responsable et disciplinée », estimant que « la défense de la constitution dépasse les clivages politiques ».

2. Fayulu : « Un geste civique qui témoigne de la maturité »

Dans une déclaration séparée, Martin Fayulu a renforcé le message : « Nous félicitons nos compatriotes pour avoir répondu avec discipline à notre mot d’ordre de ville morte. Ce geste civique témoigne de la maturité et de la conscience politique de notre peuple. Rendons grâce à Dieu qui a déjoué les manœuvres des ennemis de la République. »

3. Prochaine étape : jeudi 4 juin

La C64 annonce qu’elle rendra publique, ce jeudi 4 juin 2026, « une déclaration faisant le bilan de cette journée et annonçant les prochaines actions qui seront engagées pour la défense de la constitution et de l’État de droit », à l’issue de sa réunion d’évaluation.

Cette journée « ville morte » s’inscrit dans la contestation du projet de révision ou changement de la constitution évoqué par le régime Tshisekedi. L’opposition en fait un « référendum populaire » contre un éventuel 3ᵉ mandat.

Pendant ce temps, une question fatale se pose au sein de l’opinion publique : la population congolaise s’est-elle réellement rangée du côté de l’opposition pour contrer un projet jugé « ambitieux pour des intérêts politiques » ?

Blaise ABITA

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