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Coronavirus : un cas suspect crée la psychose à Kenge !

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La ville de Kenge, chef-lieu de la province patriotique du Kwango, se trouve dans la psychose. Et pour cause ! Des bruits d’un cas suspect de coronavirus décelé à Misele, un village à quelques kilomètres de Kenge.

Selon des sources proches de l’exécutif provincial, il s’agit d’une fille de 18 ans originaire du village Musaka, dans le territoire de Kenge, présentant quelques symptômes relatifs au covid-19, dont la toux.

La demoiselle est orpheline et vit sans moyens sous le toit de son oncle qui a accepté de la loger auprès de lui depuis le décès de ses parents alors qu’elle était enfant.

Selon nos sources, cette fille n’a jamais mis pieds à Kinshasa de sa vie. Son tuteur n’est plus arrivé à Kinshasa depuis 2001, réputée épicentre du coronavirus en RDC. En bref, la jeune fille n’a pas eu contact avec un sujet de Coronavirus. Ce qui fait dire les observateurs que la probabilité qu’elle soit positive au Covid-19 soit minime ou inexistante.

Les autorités sanitaires ont envoyé les échantillons à l’INRB à Kinshasa, pour tirer au clair cette affaire.

C’est la deuxième fois que cette pandémie est soupçonnée à Kenge. Le premier cas suspect de Kimbau (zone de santé de Kimbau dans la division provinciale de santé du Kwango) a été testé négatif et l’infirmier qui a alarmé la population a été suspendu.

Les autorités de Kenge n’ont pris aucune mesure de prévention si ce n’est que de relayer le communiqué du chef de l’État. La province du Kwango reste exposée à la contamination à cause de son rapprochement de la ville de Kinshasa et la province du Kwilu où le virus s’est déjà signalé.

Les structures sanitaires sont en état de délabrement et la province, comme on peut s’y attendre, vit dans la psychose. Un seul cas positif aura suffit pour ébranler toute la province.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu : Crispin Mbindule accuse le gouverneur militaire de vouloir museler les partisans du changement de la Constitution

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Le député national Crispin Mbindule hausse le ton contre le gouverneur militaire du Nord-Kivu. Au centre de la polémique, une supposée correspondance adressée aux services de renseignements afin d’ouvrir des investigations contre l’élu de Butembo, accusé de troubler l’ordre public à la suite de ses prises de position en faveur d’un changement de la Constitution.

Face à la presse, le président du groupe parlementaire « Le Peuple d’Abord » dénonce ce qu’il considère comme une tentative d’intimidation politique destinée à faire taire les voix favorables à la révision constitutionnelle dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Selon lui, son récent séjour à Butembo avait pour objectif principal de sensibiliser la population aux enjeux liés au débat constitutionnel. À cette occasion, plusieurs émissions synchronisées auraient été organisées avec des radios locales afin d’expliquer sa vision du changement de la loi fondamentale.

« Je suis allé à Butembo avec un message du changement de la Constitution. La population a accueilli favorablement ce message. Il y a eu un petit groupe manipulé qui s’est opposé à cette démarche, et c’est cela que le gouverneur appelle des troubles ou de la désobéissance civile », a déclaré Crispin Mbindule.

L’élu estime que le débat sur la Constitution doit rester démocratique et ouvert à toutes les sensibilités politiques. Il invite ainsi le gouverneur militaire à privilégier un débat public contradictoire plutôt que le recours aux services de renseignements.

« Nous sommes dans un pays démocratique où chacun a le droit de défendre ses idées. Lui est contre la révision de la Constitution, c’est son droit. Moi aussi, j’ai le droit de soutenir cette réforme », a-t-il insisté.

Très remonté, le député affirme qu’il ne cédera ni aux pressions ni à ce qu’il qualifie de « montages politiques » visant à discréditer les partisans du changement constitutionnel dans l’Est du pays.

Malgré cette controverse, Crispin Mbindule soutient que la population de l’Est demeure attachée à la vision du président Félix Tshisekedi, notamment dans la lutte contre l’insécurité persistante dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri.

Pour l’heure, aucune réaction officielle du gouvernorat militaire du Nord-Kivu n’a encore été rendue publique au sujet des accusations formulées par le député national.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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