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LA JEUNE FILLE CONGOLAISE, REFLET DE LA CULTURE CONGOLAISE ( Tribune de Poupette Ebengo Mputu Etudiante en droit)
Les phénomènes culturels, ont aussi bien changé les goûts des adolescents d’aujourd’hui. La jeune fille d’hier devient totalement différente de celle qu’elle est à nos jours…
Devrions-nous affirmer tout haut que cela est dû aux multiples évolutions culturelles tant qu’éducatives ? Ou cela dépend de l influence du milieu ?
Pour bien répondre à la question sur la metamorphose culturelle de la jeune fille congolaise, une approche chronologique a été privilégiée :
– La jeune fille congolaise d’hier (jusqu’ aux années 1960)
– La jeune filles d’aujourd’hui
La jeune fille congolaise d’hier
Cette époque n’a rien à avoir avec celle de nos jours car, les jeunes filles de cette époque ne s’habillaient pas n’importe comment ; elles étaient très respectueuses envers leurs corps et leur féminité. Il était impensable pour une jeune fille d’exhiber son corps, comme le font certaines aujourd’hui sans la moindre gene. Elle se différencie de celle d’aujourd’hui par son comportement, son éducation qui jadis, étaient limitée et centralisée sur son rôle de mère et d’épouse à l avenir. Elle était éduquée sans tabou et pouvait même embrasser la vie de couple dès le bas âge ; elle savait déjà comment se comporter en public auprès de son futur époux qui lui était déjà choisi dans certaines coutumes par ses parents. La fille d’hier qui nous intéresse le moins aujourd’hui, reflétait exactement les cultures propres à son pays
La jeune fille congolaise d’aujourd’hui
De nos jours, tout le monde se plaint au sujet des nouvelles habitudes acquises par les jeunes filles. Avant d’y remédier, il se serait mieux de rechercher les sources les plus courantes de ce fléau qui anime la jeunesse d’aujourd’hui.
1.La mode et les masses medias
Ces éléments cites, sont les choses qui ont si longtemps pris la place de parents et des éducateurs de la jeune fille. Les réseaux sociaux sont les outils qui portent au loin la voix des jeunes filles. Celles-ci s’en servent mal. Ces moyens de communication qui nous facilitent les correspondances avec nos proches qui habitent loin de nous, à une distance considerable, afin de garder contact et d nous rapprocher encore plus davantage, sont devenus les causes qui incitent la jeune fille à la débauche, au mensonge de tous genres, aux mattraquages, pour ne citer que ceux-ci …
2. La mauvaise éducation
L’éducation est une voie d’épanouissement pour toute personne et, est le premier facteur du développement humain. Depuis l’indépendance, de nombreux efforts ont été réalisés pour l’éducation de la jeune fille. Cependant, elle heurte encore à des nombreuses difficulties ; elle est encore victime d’une discrimination négative, à cause du poids de la tradition qui a des répercussions sur son éducation. A cet effet, il faut y ajouter le problème d’abandon scolaire, pour des raisons diverses dont le mariage précoce, le harcèlement sexuel, l’éloignement des écoles, le problème financier, etc.
3. Les outrages sexistes et leurs multiples conséquences
Les jeunes filles congolaises s’insurgent de plus en plus contre le comportement harceleur des hommes à leur égard. Elles doivent se faire respecter pour mériter au retour ce respect. Elle crient à tout moment “violence faite à la Femme”, alors qu’elles sont ells-mêmes auteur de ces violences. La jeune fille d’aujourd’hui expose régulièrement et abusivement son corps et ensuite se plaint qu’elle est victime de l’acte, pendant que c’est elle qui provoque l’idée. Elle doit donc changer son habillement à la limite, et se vêtir décemment. Nous pouvons illustrer ce manière de faire par le “phénomènes ujana” (une juvenilisation de la prostitution chez les jeunes filles nageant entre 16 et 20 ans,se livrant à des pratiques malsaines avec un accoutrement indécent et décidant de vivre une activité sexuelle désordonnée et incontrôlée).
Autre phénomène à Kinshasa, c’est le “kunda ebembe”. Ces filles qui profitent des occasions de deuil pour venir séduire les hommes. Les deuils sont devenus, les lieux idéals des rencontres amoureuses… Les exemples sont légions, mais nous n’en citons que ces deux-là.
4. l’aliénation
La jeune fille congolaise d’aujourd’hui, a abandonné sa culture pour copier celle qui ne l’est pas attribuée. Nombreux sont ces parents qui se plaignent de ces nouvelles habitudes et pensent déjà à l’avenir de ceux qui seront les fruits de cette maudite génération, dissent-ils.
Nous, filles d’aujourd’hui, et femmes de demain, devront savoir que, l’éducation est un moteur du changement mondial. Elle nous aide à résister face aux contraintes sociales injustes et accablantes. Il faudrait donc avoir à l’idée que, l’amélioration de l’alphabétisation des jeunes filles, procure d’énormes avantages dans tous les domains sociaux du pays et pourquoi du l’humanité entire. Jeunes filles, nous devons donc nous souvenir d’une vérité avant de nous plonger aux réalités du monde actuel : “les jeunes filles représentent l’espoir et non un danger pour le monde à venir”.
Le 08 mars, n’est pas nécessairement une journée de port des pagnes, mais une journée où toutes les femmes sont invitées à méditer sur leurs droits et sur leurs devoirs. Une journée où elles doivent refléchir sur leur manière de faire qui serait à l’origine de plusieurs changements. C’est le jour où chaque femme doit faire une auto-évaluation et est appelée à transformer son environnement.
Femme vous pouvez transformer ce monde, vous devez transformer ce monde !
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RDC : Le FPI étudie un financement de 5,1 millions USD pour moderniser l’IG-ESURSI
Le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI) envisage d’accompagner la relance opérationnelle de l’Intendance Générale de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovation (IG-ESURSI) à travers un ambitieux projet de modernisation évalué à près de 5,1 millions de dollars américains.
Ce projet vise à redonner des capacités techniques et logistiques à cette structure publique chargée de soutenir les universités et instituts supérieurs publics de la République démocratique du Congo.

Des ateliers à réhabiliter et de nouveaux équipements attendus
Lors de sa visite à l’Université de Kinshasa, le Directeur Général Adjoint du FPI, Blaise Mastaky Birindwa, a évalué plusieurs installations appelées à être réhabilitées dans le cadre du programme présenté au Fonds.
Le projet prévoit notamment :
– la réhabilitation des ateliers et garages existants ;
– l’acquisition d’équipements techniques et informatiques modernes ;
– le renforcement du matériel de maintenance ;
– l’achat d’engins destinés aux travaux de construction et d’entretien des infrastructures universitaires.
Le programme inclut également le renouvellement partiel du charroi automobile ainsi que la remise en service de certaines unités spécialisées, notamment une chambre froide et une unité médicale.
Moderniser les universités publiques
À travers cette mission d’évaluation, le Fonds de Promotion de l’Industrie affirme poursuivre sa politique de soutien aux projets à fort impact socio-économique.
Pour le FPI, la relance de l’IG-ESURSI pourrait contribuer à renforcer durablement les capacités techniques des institutions universitaires publiques et à améliorer les infrastructures de l’enseignement supérieur en RDC.
Cette initiative intervient dans un contexte où plusieurs établissements universitaires font face à des défis majeurs liés à la maintenance, à l’équipement et à la modernisation de leurs infrastructures.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
