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Motion contre Mabunda : les députés « ventriotes » déjà à l’œuvre ( André Tambwe, député national)
Alors que le microcosme politique est surpris d’une démarche qu’entreprendraient certains députés coalisés PPRD-FCC pour déchoir la présidente de l’Assemblée nationale, le député national PPRD André Thambwe est monté au créneau pour dénoncer ce macabre projet déstabilisateur qu’il qualifie de « folle rumeur ou la folie d’une rumeur ! « .
» S’il se vérifie, ce ne sera que l’œuvre des députés ventriotes manipulés par les aigris de la grande famille politique majoritaire qui, au profit de leur repositionnement, ne jurent que par le chamboulement total au niveau des institutions de la République », a-t-il confié à CONGOPROFOND.NET ce vendredi 1er novembre 2019.
A l’en croire, en effet, ces caciques égoïstes, malins et malicieux exploitent avec une ruse sadique l’insatisfaction précoce des quelques députés qui s’impatientent déjà de voir leur traitement répondre aux hauteurs qu’ils s’assignaient en ne prenant pas en compte la situation particulière que traversait le pays depuis huit mois sans gouvernement légitime et sans une aucune planification véritablement budgétisée.
« Le contexte de renouvellement institutionnel ayant imposé inévitablement un rythme relativement modéré dans l’explosion de la vitalité du fonctionnement de toutes ces institutions, ces politiques véreux veulent, en capitalisant cette situation particulière et clairement passagère des irrégularités dans la disponibilisation des moyens de traitement des élus, faire passer pour incompétente l’actuelle équipe du Bureau de la Chambre basse. Alors qu’ils connaissent parfaitement les difficultés traversées par le pays actuellement, ces politiques insoucieux à la misère de la population se mobilisent pour résoudre leur propre problème : ambition personnelle. Ce faisant, ils usent d’une malice. Ils font croire à l’opinion parlementaire que c’est la tête de Jeanine Mabunda Lioko qui est l’objectif alors qu’ils visent le chambardement total du Bureau qui est le reflet de la coalition FCC-CACH. Autrement, ils cherchent à anéantir si tôt ce projet stabilisateur des Institutions conçu par Joseph KABILA et Félix Antoine Tshisekedi, au nom de la Paix et du patriotisme. », révèle André Tambwe.
Puis de s’interroger : » visent-ils un coup de force majeur dans un scénario dont eux seuls maîtrisent les épisodes ? ». Sans répondre directement à sa propre question, il en émet quand même une hypothèse : « considérant ce risque énorme que ferait planer cette entreprise criminelle sur la stabilité du Pays, il est clair que la majorité des députés de tous bords (opposition et pouvoir) n’accorderont aucune chance à une machination dont les issues sont difficiles à prévenir avec certitude. En plus, la forte satisfaction de la population séduite par le degré de représentativité du Bureau de l’A.N. laisse croire qu’elle se mobilisera pour faire échec par toutes les voies démocratiques à toute tentative de remise en cause du consensus national qu’incarne ces membres ».
André Tambwe estime que ramener en arrière l’image de la République bien cotée en ce qui concerne la promotion du genre, est un suicide que les différentes formations de la société civile et les activistes de la question des droits de la femme n’accepteront jamais pour faire le jeu des ambitieux qui financent en distance une pétition.
« Ce qu’ils doivent savoir aujourd’hui qu’au nom de la conscience patriotique, aucun congolais ne donnera son quitus à une conjuration destructrice du tissu social aujourd’hui en reconstruction. D’où le club des députés nationaux, sans distinction des colorations politiques, qui sont à leur première expérience parlementaire associant leur voix à celles des chevronnés qui n’approuvent pas le complot, dit, répète et signe : creuser la tombe pour Jeanine Mabunda Lioko et son Bureau, c’est se faire enterrer soi-même. Avant de ressortir du trou creusé, vous vous verrez être enseveli par l’éboulement cataclysmique brusque », prévient l’élu de Katako Kombe.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Kabila dans le viseur de Washington : Sanctions, accusations et isolement accru
Les États-Unis ont franchi un cap décisif le 30 avril en inscrivant l’ancien président congolais Joseph Kabila sur la liste des sanctions de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), dans le cadre du programme DRCONGO.
Washington évoque des liens présumés avec des groupes armés actifs dans l’est de la RDC, notamment le Mouvement du 23 mars et l’Alliance Fleuve Congo (AFC).

Le cadre juridique des sanctions
Cette mesure s’appuie sur l’Executive Order 13413, modifié par l’Executive Order 13671, des instruments juridiques permettant aux autorités américaines de cibler les acteurs accusés de déstabiliser la République démocratique du Congo.
Concrètement, cette désignation entraîne le gel immédiat de tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine.
Un isolement financier et diplomatique renforcé
Au-delà du gel des avoirs, ces sanctions interdisent toute transaction entre l’ancien chef de l’État et des citoyens ou entreprises des États-Unis.
Une décision qui accentue son isolement sur les plans financier et diplomatique, limitant fortement ses marges de manœuvre à l’international.
Des accusations précises du Trésor américain
Selon le Trésor américain, via l’OFAC, plusieurs griefs sont retenus contre l’ancien président :
Un soutien présumé au M23 et à l’AFC, notamment sur les plans financier et logistique
Une volonté de déstabilisation des institutions congolaises à travers ces mouvements
Des tentatives d’influence sur la situation sécuritaire dans l’est du pays
L’encouragement supposé de défections au sein des FARDC au profit des groupes rebelles
Des initiatives avortées d’attaques contre les forces armées congolaises depuis l’étranger
Une stratégie politique visant à favoriser un candidat opposé au pouvoir en place
Sur cette base, l’OFAC estime que Joseph Kabila aurait « matériellement assisté, parrainé ou fourni un soutien » à ces organisations.
Un contexte national déjà explosif
Ces sanctions interviennent dans un climat particulièrement tendu en RDC. À Kinshasa, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) a été suspendu et ses biens saisis.
Par ailleurs, la Haute Cour militaire a condamné l’ancien président à mort par contumace en octobre 2025 pour trahison, crimes de guerre et participation à un mouvement insurrectionnel.
Une pression internationale et interne convergente
Avec cette décision, Washington renforce la pression déjà exercée par les autorités congolaises. Entre poursuites judiciaires nationales et sanctions internationales, l’ancien président se retrouve désormais au cœur d’un dispositif de sanctions et d’accusations sans précédent, redéfinissant les équilibres politiques autour de son influence.
Exaucé Kaya/CONGOPROFOND.NET
