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Meurtre de l’AG de Vijana: le gouvernement provincial de Kinshasa essaie de dédouaner Dolly Makambo
Dans un communique officiel publié le mercredi 30 octobre, le gouvernement provincial de Kinshasa essaie de dédouaner son ministre de l’Intérieur, Dolly Makambo, que l’opinion présente comme auteur intellectuel du meurtre de l’administrateur du Centre de santé Vijana (commune de Lingwala, Kinshasa).
Dans le communiqué, les autorités de Kinshasa indiquent que le ministre Dolly Makambo n’a pas donné l’ordre de tirer sur la victime. Une position qui a indigné plus d’un sur la toile, d’autant plus qu’aucune enquête n’a encore été menée pour établir les responsabilités.
« C’est avec grande consternation que nous avons appris en début d’après midi de ce mercredi 30 octobre, la mort de l’administrateur général de l’hôpital par une balle accidentelle d’un des policiers commis à la garde du ministre provincial de l’intérieur et sécurité, Dolly Makambo Nawej. Le GPK présente ses sincères condoléances à la famille éprouvée et condamne avec la plus grande énergie cette troisième bavure policière en l’espace d’une semaine, » peut-on lire dans le communiqué du GPK signé par Charles Mbutamuntu Lwanga, ministre provincial près le gouverneur et porte-parole du gouvernement de Kinshasa.
Le communiqué ajoute :
« Le GPK porte à la connaissance de la population kinoise que le ministre provincial de l’Intérieur et Sécurité n’a pas donné l’ordre à ses gardes de tirer, regrette cet acte et promet d’apporter toute sa collaboration à la justice afin que l’auteur de ce forfait soit sévèrement sanctionné tout en invitant les policiers commis à la garde des autorités urbaines à plus de professionnalisme et de discipline. »
L’événement est survenue mercredi 30 octobre. Des sources concordantes évoquent un conflit foncier qui opposerait l’infortuné AG de Vijana au ministre provincial de l’intérieur de Kinshasa et parlent d’un règlement des comptes instruit par le ministre, pour taire un compétiteur et régner sur la parcelle querellée. L’un des policiers a tiré à bout portant, en direct des caméras des smartphones.
Un communiqué pris le même jour et signé par le même ministre condamne l’acte et promet la collaboration pour que justice soit faite. Ce document énerve les notamment les internautes qui ont pris l’affaire en main, et pensent que Dolly Makambo, commandant de ces gardes qui ont commis le forfait, a essayé de prendre les devants pour camoufler sa responsabilité intellectuelle dans l’assassinat.
Ce crime vient rallonger la liste des tueries urbaines après deux autres enregistrés au début de la semaine.
Bishop Mfundu/CONGOPROFOND.NET
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
