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CICR : Kinshasa honorée par le film « Dr Junod, le troisième combattant »
Quelques semaines après sa sortie officielle en Suisse, le film « Docteur Junod, le troisième combattant » a été projeté, pour la première fois en dehors du territoire helvétique, le mardi 28 mai 2019 à 19 heures à l’Institut français de Kinshasa (IFK), en République démocratique du Congo (RDC).
Riche documentaire de 52′ réalisé par Romain Guélat, son action nous emmène à Hiroshima, le 8 septembre 1945.
Le Dr Marcel Junod, délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), débarque dans la ville martyre avec 15 tonnes de secours. Il est l’un des premiers médecins humanitaires à se rendre sur place à la suite de l’attaque nucléaire dans cette ville japonaise.
Un grand saut dans le temps, durant l’intrigue, nous projette ensuite à Goma, à l’Est du pays, le 22 août 2017. Dans le cadre du programme de réunification familiale, Christine Cipolla, cheffe de délégation du CICR, accompagne une jeune fille séparée de sa famille lors des affrontements armés dans la région.

En définitive, ce documentaire fait le portrait croisé de deux personnes ayant vécu à des époques différentes. Malgré cette différence, ces deux humanitaires restent profondément unis et motivés par les mêmes principes de vie et d’action.
Marcel Junod, pionnier de l’action humanitaire moderne, a laissé un héritage toujours vivant, même si le métier de délégué du CICR a bien changé depuis. L’engagement humanitaire reste intemporel.

Notons que Christine Cipolla vient de quitter son poste de cheffe de délégation du CICR en RDC après trois ans d’exercice. Elle a personnellement assisté à la projection de ce film et participé à la séance de questions-réponses après la projection. « L’engagement humanitaire du docteur Marcel Junod nous inspire encore aujourd’hui, en particulier sa proximité avec les victimes des conflits armés», a-t-elle affirmé, en présence
du scénariste de ce film, Jean-François Berger, ancien délégué du CICR.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
