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RDC/RSA: F. Tshisekedi à Pretoria

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Le président de la République, Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, est attendu ce vendredi 24 mai à Pretoria en Afrique du Sud.

Invité par le président Sud africain Cyril RAMAPHOSA, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO vient participer à la cérémonie d’investiture du Chef de l’État Sud Africain .
Plusieurs autres chefs d’État africains seront présents au stade LOFTUS VERSFELD où aura lieu cette cérémonie ce samedi 25 mai.

Le Département de la police métropolitaine de Tswane a pris des dispositions particulières pour sécuriser les milliers des Sud Africains présents au stade.

La circulation sera interdite dans plusieurs artères de Pretoria dès ce soir.

Plus de 200 bus fairont des navettes pour transporter les milliers des partisans de l’ANC, le parti au pouvoir.

Âgé de 67 ans , MATAMELA Cyril RAMAPHOSA avait été élu le 22 mai dernier par les députés Sud Africains au poste de Président de la République, poste qu’il occupait déjà depuis février 2018 à la suite de la démission du Président Jacob Zuma éclaboussé par plusieurs scandales.

Dans sa brève allocution le jour de son élection, Cyril RAMAPHOSA s’est dit honoré et humble d’avoir été élu pour servir le peuple Sud Africain.
« Je tire mon mandat de la masse de la population », avait-il déclaré.

Ce 25 mai, le président RAMAPHOSA entamme son premier mandat quinquennal. Il a la lourde tâche de redresser l’économie Sud Africaine.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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