Connect with us

À la Une

RDC : Ewanga fustige les injures des militants « LAMUKA » contre la famille Tshisekedi

Published

on

Lors du meeting du 28 avril à la place Sainte Thérèse de Ndjili, des militants de Lamuka ont tenu des propos outrageux et injurieux à l’endroit de la famille Tshisekedi. Ils ont chanté :  » Yahwe eeeh Yahwee sala, Yahwe sala Félix akufa, alanda tata na ye. » ( Ndlr, Yahwe agit pour que Félix meurt et qu’il rejoigne son père).

Plusieurs autres chansons et propos ont violemment été adressés à la veuve Tshisekedi.
Une attitude qui n’a pas plus à Jean Bertrand Ewanga.

Le Porte-parole adjoint de la coalition « LAMUKA » qui a porté la candidature de Martin Fayulu à la présidentielle de décembre 2018, Jean-Bertrand Ewanga a élevé la voix pour condamner, au nom de la coalition coordonnée actuellement par Moïse Katumbi, les propos grossiers proférés contre la famille du feu Etienne Tshisekedi notamment, la veuve Marthe Kasalu, lors du meeting du dimanche 28 avril dernier à la place Sainte Thérèse à Kinshasa.

Ce n’est pas une question tardive, souligne-t-il, les injures scandées par certains militants et qui se partagent à ce jour sur des réseaux sociaux, sont inadmissibles. Tout en le regrettant, il entend soulever la question à la coordination de la coalition pour décourager des comportements inciviques dans les prochains rassemblements.

Il a mis du temps pour réagir. Evidemment, il ne voulait pas suivre les spéculations, indique-t-il.

Le porte-parole adjoint de la coalition LAMUKA, Jean-Bertrand Ewanga, monte au créneau avec des preuves sonores à l’appui pour fustiger ce qu’il considère comme incivisme de la part des militants de certains partis politiques qui croient soutenir Martin Fayulu en proférant des invectives lors de rassemblements. Le dernier cas est celui du meeting de la coalition Lamuka à la Place Sainte Thérèse dans la commune de N’djili où parmi les personnalités victimes des grossièretés, a figuré le veuve du feu Etienne Tshisekedi, Madame Marthe Kasalu.

« Etienne Tshisekedi est l’icône de la lutte pour le changement. Et pendant sa longue lutte, il a été soutenu par son épouse, madame Marthe Kasalu. Et celle-ci mérite d’être considérée au même rang que Winnie Mandela en Afrique du Sud, etc. Et donc, nous ne pouvons en aucun cas accepter d’être entouré par des gens, des militants, qui ternissent l’image de notre coalition et de l’ensemble de la classe politique. Nous avons appris qu’il y avait des propos outrageux et maintenant que nous disposons les éléments sonores, nous ne pouvons pas rester indifférents », a-t-il dénoncé devant la presse mardi 14 mai à Kinshasa.

À la question de savoir pourquoi une réaction si tardive, Ewanga indique que sa réaction tombe à pic et surtout en perspective des prochaines manifestations de Lamuka actuellement sous la coordination de Moïse Katumbi. « Avec l’arrivée du coordonnateur le 20 mai prochain à Lubumbashi, nous allons soulever la question et trouver des mécanismes d’encadrement. C’est aussi pour ne pas donner l’impression que les insultes proférées sont voulues… », a-t-il déclaré.

TMB/ CONGOPROFOND.NET

À la Une

Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »

Published

on

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical

Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.

« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Une nouvelle classe politique pour la RDC

Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.

Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.

Le rôle central des citoyens

Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.

Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».

Une vision pour l’avenir du pays

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.

L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

Continue Reading