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RDC: 700.000 enfants de Beni et Lubero menacés d’apatridie !
Ces enfants des territoires de Beni et Lubero dont certains se trouvent même en ville de Butembo et Beni, ne sont pas reconnus par l’Etat. D’où, ils risquent d’être des apatrides dans les jours à venir si rien n’est fait.
Cette crainte a été exprimée par le coordonnateur régional du programme de coopération internationale communale de Beni, Butembo et Goma pour l’amélioration d’Etat civil, lors d’un café de presse organisé par l’Union Nationale de la presse du Congo UNPC Nord-Kivu, ce jeudi 09 mai à Goma.
Augustin Ndimubanzi explique cela par la lourdeur administrative surtout dans la livraison des registres par l’Etat congolais dans diverses entités. Ou même si ces registres arrivent à destination, ils sont en nombre insuffisant.
« Pour les territoires de Beni et de Lubero, nous avons 700.000 enfants qui ne sont pas enregistrés à l’Etat civil par manque des registres. Comme on manque de registres, donc la population n’aura pas la facilité de recevoir les actes pour leurs enfants et ces derniers sont voués à l’apatridie. Ils n’auront pas de nationalité, pas parce que les parents l’ont voulu ainsi, mais parce que nous les gestionnaires d’état civil, nous n’avons pu donner la chance à ces enfants d’intégrer un registre de la population car dans tout pays au monde, c’est le registre qui doit être dynamique et où l’on doit gérer les naissances, les décès, le mariage et même les mouvements de la population », a-t-il révélé à la presse.
Ce responsable propose la dématérialisation des documents papiers qui peut aider à introduire, selon lui, l’information voulue dans le système informatique et ainsi faire le tri des enfants qui ont dépassé l’âge et demander le moratoire comme la province à la volonté de le faire.
Augustin Ndimubanzi annonce dans quelques jours son déplacement à Kinshasa pour mener des plaidoyers dans ce sens.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts
Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.
Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
