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Kinshasa : des bus Transkin abandonnés en plein milieu de l’avenue Victoire !

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Un vrai parcours de combattant pour atteindre le rond-point Victoire depuis l’avenue de l’Université, dans la commune de Kalamu. Et pour cause ! Depuis 10h, des chauffeurs de ces bus ont abandonné en plein milieu de la chaussée leurs gros bus en signe de protestation contre les forces de la police nationale dont un élément aurait giflé l’un des transporteurs.

Ainsi, ce, receveurs voire des « chargeurs » ont publiquement exprimé leur indignation face à ce geste barbare.

Interrogé par CONGOPROFOND.NET, l’un des manifestants affirme que tout est parti du fait que le chauffeur avait refusé de payer au policier la somme quotidienne de 200 Fc que les éléments du Ciat de Kalamu prélèvent mafieusement chaque jour auprès des opérateurs des bus privés œuvrant au rond point Victoire.

« Ils ne bougeront de la route que lorsque ce bandit sera aux arrêts. Nous ne bougerons pas d’ici et cette route restera bouchée jusqu’à ce qu’il paie pour ce qu’il a fait. Il ne peut pas nous confondre aux bus 207 ! Ces bus appartiennent à l’État ! », ont tonné de manière éparpillée des agents trouvés sur place.

« Nous sommes dans un État de droit. Ce n’est plus le temps de l’anarchie comme on l’a connu jusqu’ici », a conclu l’un d’eux.

Il convient de noter que ces pratiques de tracasseries plusieurs fois dénoncées ont la peau dure à Kinshasa. Elles partent de la paie des taxes arbitraires jusqu’à l’agressivité et l’usage excessif de la force contre ces citoyens travaillant dans le secteur du trafic routier.

Moïse DIX/CONGOPROFOND.NET

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Tshisekedi face aux journalistes : un rendez-vous à haut risque sur tous les fronts

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Le Palais de la Nation se prépare à vivre un grand oral sous tension. Ce 6 mai 2026, la conférence de presse présidentielle doit affronter simultanément la crise sécuritaire dans l’Est, la controverse autour d’un éventuel changement constitutionnel, et le dossier explosif des sanctions contre Joseph Kabila. Rater cette communication reviendrait à offrir un angle d’attaque à toutes les oppositions.

Sur le plateau, la sécurité sera le premier banc d’essai. Les journalistes veulent des réponses précises sur les moyens alloués aux FARDC et la sincérité des coopérations militaires étrangères. Sur l’épineuse question de la Constitution, toute ambiguïté nourrira le soupçon d’un passage en force. Le moindre faux pas pourrait relancer les manifestations hostiles interdites dans la capitale.

Le nom de Joseph Kabila flottera inévitablement sur la salle. Félix Tshisekedi devra expliquer comment gérer cet isolement sans paraître lancer une chasse aux sorcières des anciens dignitaires. Les observateurs jugeront sa capacité à poser en chef d’État rassembleur et maître de son temps, bien au-delà des règlements de comptes personnels. Une conférence à la vie, à la mort politique.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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