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RDC: Sa majesté Lemba Lemba appelle le cardinal Monsengwo à favoriser la paix

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Muami Kabare Rugemanizi, grand chef coutumier du Sud-Kivu et son homologue Lemba Lemba Kel’he Katua, grand chef coutumier de Kabeya Kamuanga, ont élevé leurs voix, au cours d’un point de presse tenu ce vendredi 01 mars 2019 à Kinshasa dans la commune de Bandalungwa, pour lancer un message de paix aux Congolais et, particulièrement, aux forces négatives qui continuent à sémer l’insécurité à l’Est du pays.

Pour le président et le vice-président du Conseil Panafricain des autorités traditionnelles et coutumières, les autres groupes rebelles devraient suivre l’exemple des miliciens Kamuina Nsapu qui ont compris qu’il est l’heure de reconstruire le pays et de cesser de vivre dans les brousses pour semer la terreur contre leurs propres populations.

Ils ont par ailleurs suggéré au gouvernement d’ouvrir un centre d’encadrement pour ces ex miliciens pour qu’ils apprennent des métiers qui les aideront à subvenir à leurs besoins.

Lemba Lemba recadre Monsengwo

Sa majesté Lemba Lemba est revenu, au cours de cette rencontre avec la presse, sur les derniers propos de l’ancien cardinal de la RDC, archevêque de Kinshasa, qui a déclaré, dans un média belge et en dehors du territoire national, que le vrai gagnant des élections du 30 décembre dernier serait Martin Fayulu.

Pour Lemba Lemba, ces propos sont incendiaires, car ils peuvent susciter une guerre civile au pays. « Le cardinal devrait faire preuve de sagesse en ce moment où la République a besoin de la paix. Et je regrette qu’il les tienne en dehors du pays et si le pire arrivait, serait-il capable d’endosser la responsabilité ? », s’est interrogé le chef Emmanuel Lemba Lemba.

Il a aussi ajouté que le prélat ne doit pas oublier son travail qui est celui de paître les brebis de Dieu et non de créer la division en aimant les uns et haïssant les autres. « Pourquoi le cardinal n’avait pas dit celui qui avait gagné les élections de 2006 ou 2011 ? Voilà pourquoi nous condamnons sa sortie ratée de cette fois-ci. Qu’il favorise la paix qui est le socle du développement du pays », lui a-t-il conseillé.

Petit Ben Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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