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Kin « la poubelle » : Kimbuta se lave les mains et tacle les premiers ministres Muzito et Matata

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Alors qu’il était attendu, ce jeudi 28/février 2019, dans une émission radiodiffusée sur Top Congo FM pour répondre aux interrogations de ses administrés et, par ricochet, présenter le bilan de plus d’une décennie de gestion de la capitale, le gouverneur de la ville de Kinshasa s’est plutôt pointé pour présenter ses excuses aux auditeurs de cette radio pour ce rendez-vous manqué en raison du double deuil des patriarches Gizenga et Yerodia. Etant au cœur de l’organisation de ces funérailles, André Kimbuta, a promis de revenir auprès des auditeurs dans au moins deux semaines pour répondre à toutes leurs préoccupations.

En attendant, cette rencontre, aux accusations récurrentes d’avoir livré la ville aux poubelles, le premier citoyen de la ville a d’emblée renvoyer la balle aux anciens premiers ministres Adolphe Muzito et Matata Ponyo.

Il leur reproche de n’avoir jamais appuyé sa lutte contre l’insalubrité. « Je n’ai pas reçu même un dollar d’investissements pour Kinshasa, la capitale du pays ».

Il rappelle que cela avait dû obliger le conseil des ministres provincial à décider que l’argent des recettes propres (taxes) soit versé en investissements pour construire notamment les morgues, les écoles et les centres médicaux.

« Dans le budget de la ville, le gouvernement central n’a même pas donné un dollar sur les 150 millions de dollars » attendus, précise André Kimbuta, qui regrette de n’avoir donc pas pu gérer la ville comme il l’aurait voulu.

Le gouverneur Kimbuta s’en prend parti particulièrement sur ce sujet à l’ancien premier ministre Matata Ponyo qui s’est détournée de Kinshasa alors qu’il a « donné le maximum, 100% du budget attendu à sa province du Maniema ».

36 mois d’arriérés

A ces non paiements de budgets d’investissements, le gouverneur Kimbuta regrette d’importants retards de paiement des frais de fonctionnement.

« C’est vérifiable au ministère des Finances », les retards cumulés atteindraient selon lui, depuis 2007, de 36 à 46 mois d’arriérés, « les mois de novembre, décembre et janvier de chaque année ne nous ont jamais été payés ».

Sa gestion de la ville province a donc été périlleuse.

André Kimbuta qui, pour permettre à la ville de réaliser certains engagements, avoue « parce que nous ne recevons pas le budget d’investissement », avoir dû y placer les recettes, « pour obtenir des crédits auprès des banques ».

CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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